Huysmans, Là-Bas
2. Joffroy et Dopouy, Fugues et Vagabondages, H. Bernelle, loc. cit.
frein. « Par défaut de rectitude dans le jugement et aussi par vanité, il a une préférence instinctive pour tout ce qui est excessif et excentrique, il rêve facilement de gloire et de fortune rapidement conquises 1 ».
Que va conclure la science moderne sur ces vagues données ? Que Gilles de Rays est « un asymétrique, un dysharmonique, un déséquilibré, un dégénéré supérieur ? » Des mots que tout cela ! Les faits qui nous sollicitent dans leur bru* talité. ce sont des crimes qui défient la raison, des perversions monstrueuses indiquant, outre un instinct sexuel hypertrophié et faussé, une impulsion consciente qui, loin de repousser l'obsession nuisible, l'accueille, la perfectionne, parce que la volonté défaille à sa fonction de suprême contrôle.
(iilles de Rays est un de ces fous lucides qui se trouvent décrits dans les traités datant d'environ un demi-siècle -. et chez lesquels, selon une conception plus récente \ on trouve un « affaiblissement du psychisme supérieur, en même temps qu'une < hyperactivité fonctionnelle, non contrôlée, du psychisme inférieur ».
1. Ai;\ u [>. in Traité de pathologie mentale, de Gilbert-Ballet.