‹ Légendes et curiosités de l'histoireChapitre 39 sur 99 · P. Clément, Jacques Cœur et Charles VIl,2ôi · texte numérisé non relu

P. Clément, Jacques Cœur et Charles VIl,2ôi

arrêté et constitué prisonnier sur ïe chef d'empoisonnement, l'information l'en déchargea et un arrêt fut rendu, déclarant « fausse et calomnieuse » l'insinuation de la dame de Mortagne et la condamnant à faire amende honorable et à des dommages et intérêts, au profit de quelques personnes qu'elle avait impliquées dans cette accusation.

Sans les titres de son mari à la faveur du roi, Jeanne de Mortagne aurait subi la peine de mort, qu'elle avait, d'après les lois en vigueur, encourue pour sa fausse dénonciation, et tous ses biens auraient été confisqués ; on se contenta de lui enjoindre de se tenir éloignée de dix lieues de tous les endroits où le roi et la reine se trouveraient.

Dans l'arrêt qui condamna Jacques Cœur sur les autres chefs, il fut dit qu' « au regard des poisons, pour ce que le procès n'est pas en état cl être jugé pour le présent, il n'en était fait aucune mention et pour cause l ».

La formule était assez ambiguë pour prêter aux malveillantes interprétations ; aussi les enfants de Jacques Cœur jugèrent-ils nécessaire de publier un mémoire pour la justification de leur père ; ils soutinrent que l'arrèl était injuste, en ce uu'il ne

l.Observat.ion8 Bur \ , - 3orel, par le P. Gripfei Lbbeb,

Collection des meilleures dissertations^ etc., t. XVIII).

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