E. Beaubepaire, La Chronique des rues
2. Rappelons, incidemment, qu'Eugène Sue prétendait être en — — ion du crâne de Mirabeau {Int. des Cherch., 10 août 1SS7,
col. 452 . Quant au masque mortuaire du tribun, il se trouve à la luis à Carnavalet et à la Société d'Anthropologie.
Quand on visite le petit cimetière de Choisy-le- Iloi, un modeste monument, une stèle d'environ trois mètres de haut, sur laquelle se détache un médaillon en bronze, frappe l'œil du touriste en quête de tombes historiques. En s'approchant, il devient aisé de déchiffrer- l'inscription placée audessous du médaillon et qui identifie le personnage dont il reproduit les traits. On y lit :
ici repose Rouget de Lisle
Au centre de la stèle, une lyre qui traverse une épée rappelle l'officier du génie qui s'improvisa chansonnier, en un jour d'inspiration patriotique, et dont L'hymne, qui L'immortalisa, est
gravé en lettres d'or, sur la colonne de pierre dont nous venons de faire la description.
Le soldat qui avait doté la France de son chant de bataille était mort presque misérable. A Tàge de 66 ans, l'auteur de la Marseillaise avait été conduit à Sainte-Pélagie1 : un billet de 500 francs n'avait pas été payé à l'échéance! C'est en prison que Rouget de Lisle aurait contracté, dit-on. le germe de la maladie qui, en quelques jours, l'acheminait au tombeau2.