Histoire de la Révolution, t. VII
3. L'Esprit dans l'Histoire, d'Ed. Fournier (Paris, 1882), 398.
37f. LÉGENDES ET CURIOSITÉS DE L HISTOIRE
Mlle de Sombreuil. venons-nous de dire, devint Mme de ViHelume. Elle Laissa un fils1, le comle .1.- \ ilIelume-Sonibreuil. qui. clans une lettre rendue publique '\ maintint la réalité du verre de sang donné à sa mère, corroborant son récit par un certain nombre de détails des plus circonstanciés, sinon des plus véridiques.
M. de Yillelume disait, entre autres choses, que le sang provenait d'un gentilhomme, M, de Saint-Mart, à qui on avait fendu le crâne. « Alors, la jeune fille couvrit son père de son corps, lutta longtemps et reçut trois blessures. » C'est la première fois qu'il est question de cette particularité ignorée ou passée sous silence par tous les historiens des massacres.)
Mais le récit devient de plus en plus romanesque : « les cheveux, qu'elle avait très longs, furent défaits dans la lutte ; elle en entoura le bras de son père et, tirée dans tous les sens, blessée, elle finit par attendrir ces hommes. L'un d'eux, prenant un verre, y versa du sang, sorti de la tête de M. de Saint-Mait. y mêla du vin et de la poudre et dit que, si elle buvait cela à la santé de la nation, elle conserverait son père. Elle le fit sans hésiter et elle futportéeentriompheparcesinèineshommes»,