Kl le étail morte en
•'. Granier de Cassagnac l'a reproduite, dans son Histoire des Girondins, t. II. \
Fie 24. — Mademoiselle de Sombreuil
(D'après une lithographie de Belliard)
LE VERRE DE SANG DE MUe DE SOMBREUIL 379
Depuis ce temps, dit en terminant le comte de Villelume, « ma mère n'a jamais pu porter les cheveux longs, sans éprouver de vives douleurs. Elle se faisait raser la tète. Elle n'a jamais non plus pu approcher du vin rouge de ses lèvres et, pendant longtemps, la vue seule du vin lui faisait un mal affreux ».
Avant de discuter ce témoignage, il convient d'ajouter à ce qui précède le récit fait par Mlle de Sombreuil elle-même l, en 1796, en présence de M. Hochet, qui fut depuis secrétaire général du Conseil d'État (de 1816 à 1840). Dans ce récit, première version due à l'héroïne, il n'est pas un instant parlé de M. de Saint-Mart, que M. de Villelume a introduit dans le débat. Comment, d'ailleurs, Mlle de Sombreuil aurait-elle pu si bien discerner que le sang provenait de ce gentilhomme, et non d'une autre victime ?
Elle s'est bien gardée d'être aussi affirmative que son fils, et bien lui en a pris, car M. de Saint- Mart. — le registre de l'écrou de l'Abbaye en fait foi, — fut massacré dans la nuit du 3 au 4 septembre, tandis que M. de Sombreuil n'a passé en jugement que le 4, vers onze heures du matin, au dire de la marquise de Fausse-Landry, témoin oculaire.