‹ Légendes et curiosités de l'histoireChapitre 91 sur 99 · Intermédiaire <les Chercheurs, 25 avril · texte numérisé non relu

Intermédiaire <les Chercheurs, 25 avril

On pouvait déjà concevoir des doutes, à voir le silence gardé par tous ceux qui, après avoir été témoins des massacres de l'Abbaye, en avaient noté les moindres incidents ; les contradictions du principal acteur du drame [ ne pouvaient servir à les dissiper, bien au contraire.

Du reste, comme on en afaitla juste remarque -, « pour admettre que les massacreurs aient proposé à sa fille l'horrible condition de boire un verre de sang, il faudrait que M. de Sombreuil eût été préalablement condamné à mort par le tribunal de Maillard, — celui qui présida aux massacres de septembre, — puis jeté dans la rue Sainte- Marguerite ; mais alors on verrait sur le registre la mention : Mort ! et non celle : En liberté!

« D'un autre côté, ce ne peut être dans la salle même ou l'on jugeait qu'une pareille propo-

1. « On ne saura jamais le fin mot à propos du verre de sang, parce que M1!e de Sombreuil variait les détails de l'épisode selon l'impression du moment. Tantôt elle affirmait que c'était duvin, tantôt du sang, Généralement, elle opinait pour un verre de vin taché de gang. Le contenu du verre sera toujours un mystère, parce que M'le de Sombreuil ne savait pas elle-même quelle boisson on lui avait présentée. » Extrait d'une lettre du petit- I fils de M. B. Storm, avocat célèbre à Bar-le-Duc (Hollande), à | L*gpoque de la Terreur, devenu plus tard chef du pouvoir exé- | cutil et chez qui séjourna, pendant plusieurs semaines. Mlle de Sombreuil, en 1799. Cette lettre a été publiée dans Y Intermédiaire

Chercheurs, du 10 août 1888.

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