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dres les unes que les autres, f beaucoup d’astuce et un aplomb Al étourdissant.
fl Voilà pour leurs moyens d’action.
- Examinons un peu maintenant comment ces bons apôtres procèdent et utilisent les engins de guerre qui composent leur arsenal.
Il me faudrait écrire un volume, si je voulais entrer dans tous les détails des manoeuvres employées par les flibustiers de salon pour arriver à leur but.
L'ensemble de ces manoeuvres, avec quelques connaissances accessoires, constitue une science redoutable et redoutée: la science du flirtage— pour employer l'expression vulgaire anglaise.
Le flibustier—idès que ‘les
boils de sa moustache se laissent SOUpÇçonner derrière l’épiderme de sa lèvre Supérieure —débute dans son rôle et entre en campagne.
Il Ss’initie aux secrets de la Joyeuse science qui lui fera, plus tard, moissonner des coeurs.
Pour se faire la main, il daigne mettre le siége devant quelque jeune et facile beauté, qui ne tarde pas à capituler.
Ce premier succès est de bon augure. Il présage de bien plus éclatantes victoires pour l’avenir, surtout si l’on considère la courte durée du combat et l’insi- £gnifiance des moyens employés.
Le flibustier passe à une autre.
La lutte est plus longue: Ja résistance, plus tenace: :i] faut faire avancer une Partie des ré-
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serves....mais, enfin, on se rend. Un second coeur s’avoue transpercé par les flèches du disciple aimé de Cupidon.
Nouveau changement, nouvelle campagne.
Le flibustier pratique de Ja sorte le cabotage amoureux pendant un an ou deux, jusqu’à ce
‘qu’il se sente assez expérimenté pour tenter quelque entreprise plus hasardeuse et gagner Ja haute mer. |
Et c’est ainsi que de conquéte en conquête, de blonde en brune, l’heureux Don Juan arrive à la satiété du succès. Snn coeur blasé se cuirasse d’un triple airain. Il n’aime plus; et, s’il continue encore son oeuvre de séduction, c’est plutôt pour saäisfaire une sotte et ridicule vanité, que par inclination du coeur
et amour pour les femmes.
Et c’est là une punition juste:
ment méritée ! Quand on passe ainsi les plus belles années de Sa jeunesse à £aspiller follement ces douces floraisons du coeur et ces illusions Sukiimes qui constituent l’amour, on ne doit pas s’étonner si l’étiolement survient.
C’est la peine au talion, impla- Cable et froide Comme le châtiment.