‹ Légendes locales de la Haute-BretagneChapitre 15 sur 69 · LES ILOTS ET LES ILES · texte numérisé non relu

LES ILOTS ET LES ILES

la mer, et arriv6 sur le bout de la poinle qui forme aujourd'hui I'ilot Saint-Michel, il regarda en arrifere et frappa le sol du pied. Au mSme instant s'ouvrit uae tranchee par laquelle la mer entra. Le diable et ses diablotins, qui 6taient dej^ engages sur la poiote, furent emport6s par le flot. Depuis cette epoqae le diable ne vient plus sur terre ; en souvenir de ce miracle on eleva plus tard k saint Michel une chapelle sur Tilot, etquand elle fut bd,tie les rochers devinrent rouges, ainsi que la pointe qui est en face ; d'apr^s un autre recil, les rochers prirent cette couleur lorsque saint Michel posa le pied dessus.

A. Grain. Curiosites, etc. de rille-et-Vilaine, 1885, p. 14. Paul Sebillot. Legendes de la mer, t. I, p. 231 ; Gargantua, p. 13, lo, 72, 73, 41. Revue des Traditions populaires, t. XII, p. 57.

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Les envahissements de la Mer

E la presquile du Cotentin kla, baie deSainl- Brieuc^ le rivage de la Manche a subi, ^diverses ^poques, assez lointaines dej^, mais pourtant hisloriques, de profondes modifications. Le souvenir de ces changements est reste tres vivant parmi les populations sur uombre de points de cette longue etendue de c6tes.

Au cap Frehel, on conserve la tradition du temps" 0(1 I'Amas du Cap, ilot maintenant en pleine mer, et le rocher dii Jars se touchaient : alors toute cette falaise abrupte et denud^e etait habitee et cultiv^e : on montre sur un rocher I'empreinte d'une charrue qui y a passe autrefois. Pour se rendre k leur dcmeure les habitants suivaient un sentier qu'on appelle Sous la Rue. Ailleurs on pretend qu'une grande route allait du cap Frehel ii Avranches en suivant un trac6 au-dessus duquelpeuventaujourd'hui naviguer les plus gros navires.

Des recits en assez grand nombre parlent de forets qui occupaient autrefois le pays que recou-

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