‹ Légendes révolutionnaires (volume 2)Chapitre 28 sur 81 · I 1 6 LE ROI ET LE RAKSHASA · texte numérisé non relu

I 1 6 LE ROI ET LE RAKSHASA

nant, mais auxquelles ils peuvent légitimement aspirer dans cette existence ultérieure qui les attend. Outre la récompense qu'ils ont le droit de désirer, après leur mort, s'ils sont fidèles et dévoués à leurs maîtres, ils ont à craindre, en cas d'infidélité, de rébellion, la déchéance. Quelle peut bien être, demandera-t-on, la signification de ce mot, lorsqu'il s'agit d'un malheureux, déjà le rebut de la société ? C'est la renaissance dans le corps d'un animal ou d'une plante. Le Çûdra est le dernier des hommes, sans doute, mais c'est un homme, et, à ce titre, il est supérieur aux autres êtres; par conséquent, qu'il avise à ne point déchoir de ce rang qui est le premier, mais dont il occupe la dernière place. Non plus que le reste de la Création, le Çûdra, au sortir de cette vie, ne peut demeurer au même niveau; il lui faudra monter ou baisser dans Téchelle des êtres, suivant qu'il aura, dans l'existence actuelle, bien ou mal mérité des autres castes. Une pareille doctrine, acceptée de tous, assurait à celles-ci des serviteurs excellents.

(4) Les anciens peuples de l'Inde jouaient beaucoup, paraît-il, et tout spécialement les rois qui parfois mettaient pour enjeu leurs empires; toutefois, nous croyons que ces hardis coups de dés se passèrent plus souvent dans la légende que dans l'histoire.

(5) Les prêtres seuls pouvaient accomplir les sacrifices et présenter les offrandes. Celui qui

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