Ce que je t'ai fait, ô roi, et ce que tu m'as
fait : cent années ne pourraient en effacer le souvenir, ô toi qui as doir.pté tes ennemis.
68. Après ce qui nous est arrivé à l'un et à l'autre, il n'y a plus d'amitié possible. Le souvenir de ton fils et celui (du mien) nous poursuivraient et une nouvelle brouille se produirait.
69. Vouloir se réconcilier après une inimitié mortelle, c'est (vouloir restaurer) un vase de terre brisé (en cent morceaux); le raccommodement n'est plus possible.
70. Ce qui est affirmé dans les Castras qui s'occupent (de morale), c'est que la confiance est cause de malheurs, comme le disait autrefois Uçanas à Prahlâda en ces deux vers :
7 1 . Ceux qui ajoutent foi à la parole vraie ou fausse d'un ennemi périssent comme (les chercheurs) de miel avec les herbes sèches (3).
• 72. Les querelles de familles ne s'apaisent point et (ne cessent pas) d'apporter des maux. Les médisants sont là et (leurs médisances) privent la famille de ses membres.
73. Les rois suscitent des querelles, puis ils les apaisent. Ensuite ils brisent leur ennemi, comme sur une pierre un vase plein.