‹ Légendes révolutionnaires (volume 2)Chapitre 65 sur 81 · I0ÇI.SO · texte numérisé non relu

I0ÇI.SO

bles (i); la raison qu'il donne est que Vhommey en vivant y acquiert bonheur et sainteté (2).

Tel est le résumé de ce curieux épisode; en voici maintenant la traduction complète. Nous avons essayé, comme toujours, de lui conserver, autant que possible, son allure originale, un peu étrange et par suite essentiellement hindoue. La traduction anglaise de Pratâp nous a, comme d'habitude, servi de contrôle; mais dans les passages difficiles, nous nous sommes surtout aidé de la glose sanscrite.

(i) Çl. 100.

(2)Id. lOI.

ADHYAYA CXU.

1. Yudhishthira dit: Lorsque la loi suprême est détruite, à force d'être transgressée ; lorsque l'iniquité prend la place du bon droit et le bon droit celle de l'iniquité;

2. Lorsque les bornes (du juste et de l'injuste) sont déplacées; lorsque l'on ne distingue plus avec certitude l'équité, que le peuple, ô prince, est foulé par les rois ou les ennemis;

3. Lorsque toutes les castes méconnaissent leurs devoirs (i) ; que les œuvres demeurent stériles (2); que l'on voit la terreur naître du désir, de la cupidité, de l'égarement, ô descendant de Bhârata ;

4. Lorsque les hommes se méfient les uns des autres ; qu'ils sont constamment dans la crainte (3) ; qu'ils travaillent à leur perte réciproque, en usant de fourberie et de mensonge;

5. Lorsque les incendies s'allument de toutes parts; que le Brahmane subit les plus cruelles vexations; que Parjanya n'épanche plus ses ondées; que la division naît (partout);

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