‹ Légendes révolutionnaires (volume 2)Chapitre 70 sur 81 · Viçvâmitra dit : Je vais commettre au · texte numérisé non relu

Viçvâmitra dit : Je vais commettre au

jourd'hui cet acte peccamineux; mais ayant ^sauvé ainsi ma) vie, je recourrai à de grands moyens de purification. Puis, l'âme redevenue nette, je marcherai (de nouveau) dans le sentier du devoir. Laquelle de ces deux choses est préférable ? Dis-le-moi.

87. Le Çvapaca dit : Chacun est juge de ce qui concerne les obligations de sa caste ; tu sais la-

quelle de ces (deux) choses est mauvaise. Un homme qui prend de la viande de chien en se disant : « C'est un aliment permis, » je crois qu'il ne reculera devant rien.

88. Viçvdmitra dit : Dans l'acceptation et la manducation (d'aliments impurs), il y a faute (généralement); mais, quand la vie est en péril, on est toujours blâmable (d'établir une distinction entre les viandes pures et celles qui ne le sont pas); lorsque, dans ce cas (l'on mange des mets d'ailleurs illicites), il y a nuisance (35), il n'y a pas faute; et cette absorption de mets illicites ne mérite au plus qu'un léger blâme (36).

89. Le Çvapaca dit : Si (tu prends) là (37) (ta règle de conduite relative à) la nourriture, et non dans le Véda, ni dans la loi des Aryas, ô Deux-fois-né, je ne vois plus, en effet, (qu'il y ait lieu de distinguer entre) les aliments purs et les aliments impurs.

90. Viçvâmitra dit : Il n'y a point de péché grave dans l'usage des aliments (quels qu'ils soient); mais boire des liqueurs fortes est avilissant; ainsi parle (la loi). Comme les choses (ne se détruisent pas réciproquement), pour être mélangées, de même la légère illégalité d'un

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