Mais les (dons) d'un époux sont sans mesu
3l8 LE DEVOIR DE l'hOSPITALITÉ
re. Quelle femme n'honorerait (son époux) ? Il n'est point de protecteur semblable à un mari ; point de félicité qui lui soit comparable.
8. Après avoir abandonné tout ce qu'elle possède, la femme trouve un asile près de son époux. O mon protecteur, je n'ai plus que faire de la vie sans toi.
9. Privée de son époux, quelle femme vertueuse supporte l'existence ? — L'infortunée se lamenta longtemps ainsi ;
I o. Puis, dans son dévouement pour son mari, elle se jeta au milieu du brasier ardent. Alors elle l'aperçut portant des bracelets,
1 1 . Debout sur un char, entouré d'êtres bienfaisants et magnanimes, couvert de guirlandes variées, de vêtements et d'ornements de toute sorte.
12. Il était environné de cent kotis de chars montés par des êtres dont les actions étaient pures. Le pigeon alla au ciel sur un char merveilleux, comblé d'honneurs par la vertu de son karman. Il y fut heureux avec son épouse»
LE DEVOIR DE l'hOSPITALITÉ SiQ
ADHYAYA CXLIX
1. Bhtshma dit: L'oiseau chasseur aperçut les deux époux, dans les airs, sur leur char, ô prince, et il se mit à réfléchir sur cette voie (du bonheur).
2. Un semblable tapas me conduira aussi au bonheur suprême, pensa-t-il, et sur cette réflexion, il poursuivit sa course.
3. L'oiseau de proie qui vivait d'oiseaux (jusque-là) entreprit un mahâprasthâna sans s'inquiéter de rien, se nourrissant d'air, indifférent à tout, par désir du ciel.
4. Il vit bientôt un étang vaste, ravissant, orné de lotus, plein d'oiseaux de diverses espèces ; ses eaux étaient fraîches et pures.
5. Pour un (voyageur) accablé par la soif, la vue die cet (étang) ne pouvait manquer d'être agréable sans doute, et pourtant, ô roi, cet oiseau chasseur que le jeûne amaigrissait extrêmement,
6. Sans y attacher ses regards, s'enfonça joyeux et résolu dans une forêt immense, peuplée de bêtes féroces.