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tinée à être le rendez-vous commun des différentes sections « de ce grand corps, où se réunissaient et se conciliaient tous les talents les plus opposés. » 11 y aurait eu, deux fois par semaine, des séances particulières « de ceux qui s'appliquaient à l'histoire, de ceux qui étaient dans les belles-lettres et des mathématiciens et physiciens, » et tous les premiers jeudis du mois, une assemblée générale. La résistance de l'Académie française fit abandonner le projet '.
En 1701, le Règlement ordonné par Louis XIV pour l'Académie des inscriptions et médailles établit un lien entre cette académie et l'Académie des sciences. L'article XLVlll de ce Règlement était ainsi conçu : « Il y aura toujours une union particulière entre l'Académie royale des sciences et celle des inscriptions et médailles, et chacune des premières séances d'après les assemblées publiques, ces deux Académies se tiendront ensemble, pour apprendre des secrétaires, l'une de l'autre, ce qui se sera fait dans chacune •. » Celle disposition fut régulièrement exécutée. En revanche, aucune union n'existait avec l'Académie française 3.
Le décret du 25 octobre 1795 a groupé en un seul corps les représentants de toutes les branches des connaissances humaines : idée louable, je le veux, mais dont il convient cependant de ne point exagérer l'importance. Au fond, de quoi s'agissait-il pour la Convention? Elle se préoccupait surtout, au moment où elle rétablissait les anciennes académies, dans des conditions si imparfaites d'ailleurs et si étroites, de ne pas leur permettre de reconquérir jamais cette individualité,