‹ Légendes révolutionnairesChapitre 114 sur 165 · M. Foisset, Vie du R. P. Lacordaire, t. I, p. 12u · texte numérisé non relu

M. Foisset, Vie du R. P. Lacordaire, t. I, p. 12u

3, Le 15 décembre 182L

de riiislorien latin, les analogies parurent frappantes^. Deux éditions en petit format, tirées à un grand nombre d'exemplaires, se succédèrent et furent épuisées rapidement ^ » Deux éditions, c'était, après tout, assez maigre, et les pamphlets en vers de Barthélémy et Méry avaient une bien autre vogue. On s'arrachait la Villéliade, la Corbiéréide, les JésuiteSj la Peyronnéide^ Une soirée cjiez M. de Peyronnet, Rome à Paris, le Congrès des ministres. M. Geoffroy de Grandmaison aurait peut-être dû faire mention de ces satires pleines de verve, d'esprit et de talent, où la Congrégation et le P. Ronsin sont dénoncés, travestis, insultés à toutes les pages. Dans la Corbiéréide, par exemple, des monchards avinés entonnent en chœur cette strophe :

Le Père Uoiisin

A payé l'orgie;

Du Bourgogne saint

La lèvre rougie,

Dans la tabagie

Dormons sans coussin *.

11 était réservé à un ancien membre de l'Assemblée constituante, à un gentilhonnne qui avait esquissé, dans un livre sur la Monarchie française, l'idéal du gouvernement aristocratique, au comte de Montlosier, de dépasser Barthélémy et Méry eux-mêmes par la violence, par la fureur de ses attaques contre la Congregalion et le parti prêtre. Publié au commencement de 18âG, son Mémoire à consulter sur un système politique' et religieux tendant à renverser la religion, la société et le trône, fui un événement. Les éditions succédèrenl

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