Mémoires de M. Dupiiu publiés en 1855, t
2. L^ Corbiéréide, poème en (juatre chants, i)ar Barthélémy et Mérv, chant III.
aux éditions. Les feuilles libérales portèrent aux nues celui que, la veille encore, elles appelaient le « publiciste féodal. » Jamais brochure ne fut mieux lancée, jamais ne se vérifia mieux le mot de Beaumarchais : « Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville en s'y prenant bien, et nous avons ici des gens d'une adresse M....
M. de Vaulabelle, on le pense bien, n'a pas manqué d'orner son Histoire des contes absurdes dont était plein le Mémoire à consulter. « L'existence de la Co7igrégation, dit-il, celle des Jésuites et leur influence sur la marche du gouvernement étaient énergiquement niées depuis dix ans par tous les organes du pouvoir. L'audace de ces dénégations ne pouvait plus se soutenir devant les révélations du Mémoire à consulter. Ce livre dissipait tous les doutes, levait tous les voiles. La vérité ne ressortait pas seulement de la précision des détails, de l'ensemble et de l'enchaînement des faits ; elle avait encore sa garantie dans le passé politique et dans le caractère de l'auteur 2. » A l'appui de son dire, M. de Vaulabelle cite ce passage du Mémoire : « Au lieu de la Bastille, on a aperçu Montrouge ; au lieu de la chevalerie, on a trouvé des moines ; au lieu de l'ancienne noblesse, la Congrégation. Tout cela nous est advenu comme une fantasmagorie. Il a fallu plusieurs années pour y croire, les Jésuites remplissaient la France, et on ne les y savait pas. Les congreganistes occupaient toutes les positions, et on ne les voyait pas 3. » Ce sont là des révélations, mais qui ne