‹ Légendes révolutionnairesChapitre 124 sur 165 · Almanach royal · texte numérisé non relu

Almanach royal

2. MM. de Freslon, préfet de la Mayenne; de Roussy, préfet des Deux-Sèvres; Séguier, préfet de l'Orne; Pons de Villeneuve, préfet de la Corrèze. — En même temps que M. Pons de Villeneuve, trois autres Villeneuve, frères tous les trois, et tous les trois homme*^ du plus rare mérite, le comte, le marquis et le vicomte de Villeneuve-Bargemon, furent préfets sous la Restauration. On connaît le mot charmant de Louis XVIII : « Je voudrais avoir autant de Villeneuve qu'il y a de départements en France, j'en ferais quatrevingt-six préfets. » Voy. Biographies contemporaines, par M. A. Boullée, t, II, p. 437-474,

lion, M. de Vaufreland et M. Bérard des Glajeux, substituts à la cour, et MM. Levavasseur et Desparbès de Lussan, substituts de première instance K

J'ai démontré, si je ne m'abuse, que les congrégaiiisles n'occupaient pas toutes les hautes positions politiques, qu'ils n'obtenaient pas tous les emplois et n'obstruaient pas les avenues du pouvoir, de l'administration et de la magistrature. Est-ce à dire que, de 1821 à 1828, ils n'aient pas joui de quelque faveur? Assurément non, et il ne se pouvait pas qu'il en fût autrement ; royalistes, ils ne pouvaient pas, ils ne devaient pas être tenus à l'écart sous un ministère royaliste. « Les jeunes membres de la Congrégation, dit M. Foisset dans sa Vie du R. P. Lacordaire, étaient pour la plupart des royalistes de naissance, naturellement désignés par la fidélité polilique de leurs familles à la confiance delà Restauration; beaucoup en conséquence obtenaient des emplois publics 2. »

J'ajouterai, avec un homme que j'ai plaisir à citer, M. Eugène de la Gournerie : « Quant à la Congrégation, elle resta, quoi qu'en aient dit les feuilles libérales, ce qu'elle devait être, une association pieuse. J'ai sous les yeux la liste de ses membres, et à part Uainneville, qui fut appelé très jeune par M. de Villèle à un poste de confiance qu'il occupa si dignement, je n'en vois véritablement pas dont les promotions ou l'avancement aient pu provoquer la moindre surprise ^. »

i. M. de Vaulabelle, Vil, 164, dit, à l'occasion du procès intenté au Constitutionnel, au mois de novembre 1825 : « M. Bellart, procureur général, avait dressé le réquisitoire; le soin de soutenir l'accusation fut confié à M. de Broë, avocat général et membre de la congrégation de la rue du Bac. • M. de Broë n'a jamais fait partie de la Congrégation.

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