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La Bourgeoisie française, p

LES BOURGEOIS d'aUTREFOIS. 337

Jouy, Andrieux, Viennel, Jay, Onésime Leroy. Les quatre premiers seuls étaient académiciens K

Encore une fois, ce sont là menues fautes dont je ne prétends pas exagérer l'importance. Prenez garde cependant ; se mettre ainsi à l'aise avec les noms et les dates n'est peut-être pas sans danger. Qui néglige les petits devoirs arrive bien vite à mal remplir les grands. Je ne fais pas grand fond, pour acquitter ses grosses dettes, sur celui qui a pris l'habitude de ne pas payer les petites.

Avec M. Babeau notre sécurité était entière. Nous avions reconnu tout de suite que nous avions affaire à un guide familier avec tous les détours de la route, qui, pour être plus sur de son fait, était repassé cent fois par les mêmes sentiers. En va-t-il de même avec M. Bardoux? N'est-il pas visible, au contraire, qu'il n'est pas remonté aux sources, qu'il s'en rapporte luimême à des guides étrangers, et que son livre, pour agréable qu'il soit, n'est qu'un travail de seconde ou de troisième main? Un historien qui aurait ouvert seulement quelques-uns des journaux de la Restauration (et comment, sans leur secours, écrire l'histoire des partis et des opinions pendant celte période?) serait-il tombé dans les erreurs de fait et d'appréciation auxquelles n'a pas échappé M. Bardoux?

Je n'en veux citer qu'un exemple. Parlant du barreau de Paris de 1820 à 1830, il signale, parmi les avocats libéraux les plus en renom, Mauguin, Mérilhou, Barthe, Hennequin 2. Or Hennequin appartenait à la fraction la plus ardente du parti royaliste. A la

1. M. Viennel n'est devenu académicien qu'en 1830 et M. Jay qu'en 1832 ; M. Onésime Leroy ne l'a jamais été.

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