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Le Régime moderne, t. I, p

l'enseignement avant 1789. 373

versilés restèrent purement et simplement supprimées.

Pour tenir lieu des liuit ou neuf cents collèges qui existaient en 1789, elle décréta une école centrale par département, quatre-vingt-huit pour le territoire de l'ancienne France. Mais ces écoles ne sont pas viables ; leur mauvaise organisation, leur outillage défectueux, les condamnent fatalement à l'impuissance : les deux tiers au moins restent désertes 1. Au lieu de 72,000 élèves 2, l'enseignement secondaire n'en a plus que 7,000 ou 8,000 ; et six élèves sur sept, au lieu d'y chercher une culture, s'y préparent à un métier 3.

Bientôt même, ces écoles sont supprimées à leur tour : en l'an IX, la France n'a plus qu'un lycée à huit professées par arrondissement de cour d'appel, et un petit nombre d'écoles secondaires, abandonnées au bon vouloir des communes et à l'industrie des particuliers.

Dans les anciens collèges, sur 72,747 élèves, 33,422 bénéficiaient, sans qu'il en coûtât rien au budget, de la gratuité totale, et 7,199 de la gratuité partielle *. En l'an X, l'État, impuissant à supporter la charge de l'enseignement primaire, et, en grande partie du moins, celle de l'enseignement secondaire, assure des bourses, aux frais des contribuables, à 6,400 élèves seulement '>.

Le déchet, pour l'instruction populaire, est plus considérable encore, la ruine est plus complète.

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