‹ Légendes révolutionnairesChapitre 161 sur 165 · I. Uéimpression du Monileur, t. XVII, p · texte numérisé non relu

I. Uéimpression du Monileur, t. XVII, p

l'enseignement avant 1789.

Motte, membre de la Société philanthropique et patriotique de bienfaisance de femmes, rue de l'Arbre-Sec, n«» 18, chez un accoucheur i.

Les rares écoles qui subsistaient étaieni devenues, suivant le mot de Barbé-Marbois, celles de la licence «. Et il était impossible, en effet, qu'il en fût autrement.

La Convention avait proscrit tous les livres d'enseignement qui rappelaient l'ancien régime. Il fut défendu d'enseigner l'histoire de France, la république reconnaissant ainsi qu'entre la France et elle il n'y avait rien de commun; on fit des perquisitions pour saisir et détruire les Bibles 3. Plusieurs des membres du comité de l'instruction publique disaient hautement, au témoignage de leur collègue Grégoire, que l'instruction était inutile et qu'il fallait seulement enseigner aux enfants à lire dans le grand livre de la nature 4. A défaut du grand livre de la nature, qui ne se trouvait pas à la Bibliothèque nationale, on apprit à lire aux enfants dans le Catéchisme de la Constitution française et dans le Catéchisme élémentaire de moitié propre à V éducation de Vun et de Vautre sexe, où se trouvaient des questions telles que celle-ci : « Jeune citoyen, qui connais les droits de l'homme et du citoyen et l'Acte constitutionnel, dis-moi quelles sont les précautions qu'une femme doit prendre lorsqu'elle s'aperçoit qu'elle est enceinte 3? » Tous les livres élémentaires, depuis le Livre indispensable aux enfants de la liberté jusqu'à

1. Réimpression du Monileur, t. XIX, p. 676. '2. Rapport de Barbé-Marbois au conseil des Anciens, le W germinal an IV (31 mars 1796).

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