Correspondance de M"" Campan, t. I, p
4. Mémoires de Vabbé Grét/oire, publiés par ffippolyte Carnol.ch. m.
5. Jfiêloire de la société franf-aise [temhint la Révolution, par Edmond et Jules de Concourt, p. 397.
la Philosophie des sans-culottes ou Essai d'un livre élémentaire pour ssrvir à Véducation des enfants, prêchent la haine de la religion et de la royauté, enseignent le mépris du passé de la France. Le maître demande à l'écolier « d'entrer dans quelques détails des maux qu'a produits la religion catholique, » et l'écolier doit répondre : « L'abrégé de ces déplorables détails va faire frémir ^. »
Les instituteurs ne prononçaient jamais le nom de Dieu; s'ils parlaient de religion, ce n'était jamais que pour la tourner en ridicule 2. Les uns empêchaient leurs élèves de faire le signe de la croix 3 ; d'autres commençaient la classe en parodiant ce signe sacré et en substituant aux noms de la sainte Trinité ceux de Lepelelier, de Marat et de Danton. On lit dans les Souvenirs de l'abbé Dumesnil, curé de Guerbaville (Seine-Inférieure) : « Le maître d'école, homme pourtant assez instruit, qui avait été longtemps mon clerc, mais auquel \\\ Révolution avait tourné la tête, faisait faire à ses élèves le signe de la croix en disant : « Marat, Peletier, amen 4. »
A Paris, les enfants des écoles envoient des députations à la commune. Un jour, le 4 novembre 1793, ce sont les élèves de la patrie qui viennent demander un drapeau. L'orateur, âgé de sept ans, expose les principes qui l'animent, lui et ses camarades. Le conseil général, après leur avoir accordé le drapeau demandé.