Almanach royal de il 89, p
LÉOENDES RÉVOLUTIONNAIRES.
est-il que, en raison des remèdes que l'on y trouvait, on transférait quelquefois à la Bastille les malades des autres prisons. Je vois, par exemple, que le lieutenant de police propose à Malesherbes, le 21 août 1775, le transfert du Fort-l'Évêque à la Bastille du sieur Poirot, « parce qu'il continue ses folies et qu'il a besoin de remèdes. »
Il y manquait une salle de bains chauds : M. de Launay en fit construire une ^ .
Dès qu'un prisonnier était atteint de maladie, le gouverneur de la Bastille faisait placer près de lui un gardemalade pour le veiller et le servir. La complice de M™® de La Motte, dans l'affaire du Collier, la femme Leguay, dite d'Oliva, avait été écrouée à la Bastille le 4 novembre 1785. Le registre d'écrou contient, à la date du 16 janvier 1786, la mention suivante : « La dame Leguay, dite d'Oliva, se trouvant grosse de cinq mois, il lui a été donné hier la nommée Catherine pour garde et pour la soigner 2, »
En beaucoup de cas, les femmes, les enfants ou les parents du prisonnier étaient autorisés à lui donner leurs soins, même à s'enfermer avec lui. « Les exemples sont nombreux, » dit M. Funck-Brentano 3.
« 1 pinte de lait, 3 œufs frais, 1 quarteron de gros riz, 1 quarteron de gros pruneaux nouveaux, 5 grosses figues, 3 grosses pommes châtaignières, 10 marrons, outre les salades et légumes qu'il demandera. Mais, pour ôter tout prétexte de lui refuser ses vrais besoins, qu'on cesse de lui donner vin, huile, sucre et autre chose dont on sait qu'il n'use point, sinon lorsqu'il en