‹ Légendes révolutionnairesChapitre 52 sur 165 · Moniteur, loc. cit · texte numérisé non relu

Moniteur, loc. cit

2. Orateurs et Tribuns, par Victor du Bled, p. 42. — Le Chapelier fut guillotiné le 22 avril 1794.

3. De Rozoi, alors rédacteur du Mercure de France, soupçonné d'être l'auteur ou le propagateur de libelles injurieux, avait été écroué à la Bastille le 13 janvier 1781. Une ordonnance de non-lieu l'avait rendu à la liberté au bout d'une semaine. Condamné à mort par le tribunal criminel du 17 août 1792, comme auteur d'écrits contre-révolutionnaires, il mourut avec le plus grand courage. —Joseph Girouard, imprimeur de la Gazette de Paris, le journal de De Rozoi, fut guillotiné le 8 janvier 1794. Le même jour, tombait également sur l'échafaud la tête de la femme Feuchère, receveuse d'abonnements de la Gazette de Paris.

15 novembre 1793; — le libraire Gattey ', guillotiné le 14 avril 1794; — Jacquet de la Douay, guillotiné le 25 avril 1794; — Letellier, guillotiné le 24 juin 1794; — Linguet, guillotiné le 26 juin 1794; — le marquis de Bédée, guillotiné le 25 juillet 1794; — Cailloux, fusillé le 19 septembre 1795; — le marquis de la Feronnière, fusillé le 16 mars 1796.

De chacune des pierres de la Bastille renversée était née une Bastille nouvelle; et ces milliers de geôles, qui couvraient la France, regorgeaient, celles-là, de prisonniers, qui n'en sortaient que pour aller à l'échafaud -. L'histoire a confirmé la justesse de cette parole de Malouet : Pour tout homme impartial, la Terreur date du d 4, juillet 3.

1. La sœur de Gattey, ancienne religieuse de Saint-Lazare, assistait au procès de son frère. Au moment où Tarrôt fut prononcé, elle cria à plusieurs reprises : « Vive le roi ! » Dès le lendemain, elle était à son tour envoyée à l'échafaud.

2. « Dans Paris, 36 vastes prisons et 96 « violons » ou geôles provisoires, que remplissent incessamment les comités révolutionnaires, ne suffisent pas au service, et l'on calcule qu'en France, sans compter plus de 40,000 geôles provisoires, 1,200 prisons, pleines et bondées, contiennent chacune plus de 200 reclus. A Paris, malgré les vides quotidiens opérés par la guillotine, le chiffre des détenus monte, le 28 avril 1794, à 7,840 ; et, le 13 juillet, malgré les grandes fournées de cinquante et soixante personnes conduites en un seul jour et tous les jours à l'échafaud, le chiffre est encore de 7,502. Il y a 975 détenus dans les prisons de Brest ; il y en a plus de 1,000 dans les prisons d'Arras, plus de 1,500 dans celles de Toulouse, plus de 3,000 dans celles de Strasbourg, plus de 13,000 dans celles de Nantes. Dans les deux départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, le représentant Maignet, qui est sur place, annonce de 12 à 15,000 arrestations. « Quelque temps avant Ther- « midor, dit l'historien Beaulieu, le nombre des détenus s'élevait « à près de quatre cent mille ; » c'est ce qui résulte des listes et des registres qui étaient alors au Comité de sûreté générale - (H. Taine, la Révolution, t. III, p. 383.)

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