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Séance de la société des Jacobins, du 12 juillet

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leau et de l'envahissement des Tuileries, on est alors conduit à constater, en premier lieu, que plusieurs membres de la Gironde ont voulu l'attaque des Tuileries à main armée, et se sont employés de leur mieux à la faire réussir ; — en second lieu, que d'autres membres du parti, et non les moins considérables, n'entendaient point aller aussi loin : la chute du trône, à ce moment, dépassa leurs désirs et contraria leurs desseins.

Ceux d'entre les Girondins qui figurent parmi les auteurs immédiats du 10 août se recrutèrent surtout en dehors de l'Assemblée législative et dans l'entourage de M""^ Roland. C'étaient Barbaroux et Rebecqui, Louvet, l'auteur de Faublas et le rédacteur de la Sentinelle, Carra, le rédacteur des Annales patriotiques, Petion, le maire de Paris. C'est à bon droit que ce dernier écrivait, dans sa Lettre à la Société des Jacobins, au mois de novembre 1792 : « Je n'ai pas peu contribué à amener la journée du 10 août i. »

Barbaroux a pu également dire, dans ses Mémoires, en toute vérité : « Petion conduisit à son terme la révolution du 10 août. Les scélérats qui l'ont renversé ne peuvent pas lui en ôter la gloire 2. »

Placés sur un autre terrain, et par suite à un autre point de vue, les Girondins qui siégeaient sur les bancs de l'Assemblée, et en particulier Vergniaud, Guadet et Gensonné, ne voulaient pas le renversement du trône. Us n'étaient pas sans comprendra qu'une révolution nouvelle présenterait pour eux un grave danger. N'était-il pas à craindre que l'anarchie, qui en serait

1. Voy. cette lettre dans YHistoire parlementaire de Bûchez et Roux, t. XXI, p. Î13.

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