‹ Légendes révolutionnairesChapitre 84 sur 165 · Revue rélrospective, t. V, p · texte numérisé non relu

Revue rélrospective, t. V, p

Hérault-Séch elles lui écrivait, au nom du Comilô, lo 29 septembre : t L'intention du Comité est que tu ailles, avec ton collègue ou seul, de Rennes à Nantes i. » De leur côté, les conventionnels en mission dans la Loire- Inférieure insistaient près de lui pour qu'il allât les rejoindre. Le 4 octobre, il écrit au Comité de salut public : « Je me serais déjà rendu à Nantes sans une indisposition qui me relient à Rennes.... Mes collègues m'ont invité à me rendre à Nantes pour destituer les autorités constituées, dissoudre la sociélé antipopulaire et y faire toutes les réformes que commande le salut public... J'irai à Nantes demain ou après-demain, et reposez vous, là comme partout ailleurs, sur ma fermeté inébranlable à dénoncer, à terrasser tous les abus, tous les traîtres et les conspirateurs -. »

11 me semble bien qu'il ne reste rien de la légende de Leperdit tenant tête à Carrier. Voyons maintenant s'il restera quelque chose de la légende de Leperdit maire de Rennes.

D'après Souvestre, et aussi d'après « le jeune M. Le Jean, » cet historien si cher à Michelet, ce sont les concitoyens de Leperdit qui l'ont élu maire, qui ont vaincu sa modestie par leurs instances, et reçu de lui cette belle

1. Archives nationales^ section judiciaire. W. 1493. — Je dois communication de cette lettre d'Hérault-Séchelles à l'obligeance de M. Alfred Lallié, auteur des Noyades de Nantes, du District de Machecoul et d'un grand nombre d'autres études sur la Révolution à Nantes et dans la Loire-Inférieure, qui sont, dans leur genre, des travaux de premier ordre. Voir plus haut notre chapitre IV: Le Brigadier Muscar.

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