‹ Législation civile du Thalmud (volume 2)Chapitre 27 sur 57 · SCHABBATH · texte numérisé non relu

SCHABBATH

GHEHABA.

Fol. 11). Rab dit: Uvaut mieux être soumis au peuple [païen] appelé Ismaël, que de l'être à un akhoum [1]; il vaut mieux être soumis à un akhoum que de l'être au peuple [païen] appelé haber.

Fol. 12). Rab Joudah dit : Il ne faut jamais faire les prières en langue araméenne [2]. Rabbi Johanan dit : si un individu fait ses prières en langue araméenne, les anges ne s'en occupent pas [ils ne cherchent pas à intervenir en .sa faveur devant Dieu pour que la prière soit exaucée], car ils n'aiment pas la langue araméenne [3]. La ghamara dit qu'on peut faire une exception en

[1] J*al traduit ce passage, parce qu'on y volt qne le mot akfuwm [initial des mots obedé MwkkcJnm oumoMaloth, adorateurs des étoiles et des planètes] ne désigne d'ordinaire dans le Thalmnd qn'nne certaine classe de païens, et non pas tous les païens dn monde. [V. ma préface du II* tome de la Législation civile dn Thalmnd.]

[2] La langue araméenne, dont on parle ici, était la langue vulgaire des Jnilis, qui était d'autant moins cultivée que les Juifs écrivaient plus volontiers en langue hébraïque. C'est ainsi que la langue française n'avait aucune eiiltiire,tant que les écrivains français écrivaient en latin ; rab Joudab et rabbi Johanan ne -voulaient donc pas que l'on fasse des prières en patois, mais en une langue cultivée. Ainsi rab Joseph disait aussi : A quoi sert à Babylone la langue araméenne? Il vaut mieux l'hébreu ou le persan. A quoi sert en Palestine la langue sourti [un patois araméikn?] Il vaut mieux, dit Rabbi, l'hébreu on le grec. {V. Traité sotah, fol. 49, verso.]

[3] Le texte dit mofc/itrtn, de la racine nakhor, d'où l'adjectif makhar, un homme connu comme ami, ainsi le verbe veut dire également connaître quel-

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faveur d'un malade, car Dieu lui-même le soutient et favorise. Raschi semble le comprendre autrement.

Fol. 17). Rab Nahaman fils d'Isaac parle ici [fol. 17, verso d'une loi de pureté concernant un enfant païen. C'est une opinion personnelle que les autres docteurs n'ont pas adoptée. Du reste, toutes les lois de pureté sont tombées en désuétude à l'époque des auteurs de la ghemara [Y, mon Y* tome^ p. 337].

Fol. 31). Ce qu'on dit ici de Hillel, se trouve dans mon Y' tome [p. 172-175].

Fol. 33). On lit dans une beraïtha : Il y a trois sortes de hydrokan [gonflement boursouflé] : celui qui vient par suite d'une aberah [transgression d'un commandement, c'est-à-dire fornication] est abah [épais et dur comme un muscle contracté] ; celui qui vient par suite de l'inanition, est boursouflé [hydropique]; celui qui vient par suite de la sorcellerie, est mince [1]. Rab Oschia dit : celui qui s'adonne à Vaberah [fornication] a des plaies [plaques muqueuses et les syphilides] et en outre il attrappe le hydroeon. Rab Nahaman, fils d'Isaac dit : Le kydrocon est le signe de la fornication [1].

qu'un en bonne part^ avoir de la sympathie pour lui. Qu^on se rappelle en outre l'expression si fréquente de la ghemara « lo gehmia léh^ klomer lo «ebira Uh, » 11 ne l'a pas entendu^ c'est-à^re, il ne l'a pu trouvé raboonable, [il n'a pas voulu l'entendre].

D'après mon interprétation l'objection dos Tbosaepbotb n'a aucune raison d'être.

[1] Hydroeon est un mot greo et désigne l'hydropisiei gonflement par Taccumulation de l'eau [sérosité du sang]. Ici on parle de l'^i^rocon du membre viril, et on applique le mot bydrocon à toute espèce de gonflement et mime à un ohangemenft quelconque du volume de ce membre. La beraltba dit donc : S'il 7 a gonflement dur comme nn muscle contractéj c'est un symptâme de la blennorrbagie, suite de la Xornioation, S'il y a boursouflement, c'est de Thy* dropisie, suite de l'inanition. S'il y «amincissement [impuissance], c'est Teflet de la sorcellerie. [On sait qu'on attribuait aux sorcière le pouvoir de déterminer rimpuissanoeé]

Cependant il y a d'autres causes qui produisent les altérationa et les cban* gements de volume du membre viril, ce sont tes causes qui les avaient dé* terminés cbez Samuel le petit, ebex Abayé et obes iUbba, et que la gbemara attribue à rinanition» ne pouvant pae admettre ebex oee personne» la blennorrhagie, ni les autres oausea qui sont rares.

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Fol. 63). Rftbbi Abbt dit au nom de rabbi Simon, fils de La-» kesch : celui qui prête à un nécessiteux, fait une meilleure action que celui qui lui donne de l'aumône ; mais celui qui lui donne les moyens de gagner sa vie, fait encore mieux.

Le même docteur dit qu'il est bon qu'un thabnid hahham^ un savant, soit nokem venoter khenahasch [vengeur comme un serpent], ce qui est une expression emphatique, pour dire qu'il soit très zélé dans Taccomplissement de ses devoirs, malgré des adversaires qu'il pourrait avoir à vaincre pour cet accomplisse*ment [1].

Fol. 75). Rabbi Simon, fils de Pazé, raconte que rabbi Josuë, fik de Leviy dit au nom de Bar Kapara : si un individu est à même de faire les calculs des circulations solaires et lunaires [thekouphoth] et des planâtes [mcaaloth] et s'il ne le fait pas, c'est de lui que l'Écriture dit : ils ne regardent pas les faits de Dieu et ils ne voient pas ses créatures [Isaîe, Y, 12]. Rabbi Samuel, fils de Nahameni, dit au nom de rabbi Johanan : où est*il écrit que c'est faire une mitzvah [accomplissement d'un commandement de Dieu] que d'étudier les calculs des cycles solaires et lunaires [thekouphoth] et des planètes [maxaloth] ? L'Écriture dit : vous

On dit ici que la maladie dangereuse appelée <Ukharah commence par lês hené mayan [intestins oa yiscôres] et finit par la boacbe. Est*ce le muguet ? Est-ce la diphthériei angine couenneuse ou croup? Le mot askhctrah paratt Tenir de êakharj boucher, et signifier Tasphyxie.

Rabbi Joudah fkit ici l'éloge des Romains. [V. mon V* tome, p. 106.]

Rabbi Joudah répète ici les opinions vulgaires qui attribuaient lUntelllgene an ecBur et aux reins, quoique les docteurs mettaient son siège dans le oer- Tean pT. plus haut» p. 10].

Ruehi admet ici [fol. 55, verso, article veha-khthib maabirim] Tintercalation d'un passage attribué faussement, d'après lui, à rab Houna fils de rab JoiQé. Les Thossephoth citent [fbl. 65, verso, article maobirim] un passage do Thalmud de Jérusalem qui aurait eu dans la Bible une variante que nous n'avons pas.

[1] Rasohi dit [fol. 65, recto, article JotMeoth réouloth] que les femmes juTss de TArabie marchaient la figure voilée, à l'exception des yeux, comme les femmes arabes.

Lamischnah parle de dents artificielles [fbl. 64, verso, | et de jambes arti* ficiellss et d'autres appareils de locomotion faits pour les amputés ou les paralytiques (ft)l. 65 et 66).

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