‹ Législation civile du Thalmud (volume 2)Chapitre 28 sur 57 · SCHABBATH · texte numérisé non relu

SCHABBATH

l'observerez et vous le ferez, car c'est votre sagesse et votre intelligence aux yeux des autres nations. Or, l'intelligence et le savoir hautement appréciés par les nations ne peut être que l'astronomie [1].

Fol. 88). On lit dans une beraltha : si un individu est humilié par quelqu'un et qu'il ne l'humilie pas, s'il entend des injures et qu'il n'y réponde pas, s'il accomplit ses devoirs par amour [pour Dieu] et s'il accepte gaiement [sans murmures] les souffrances, c'est à lui que s'applique le verset : « Ceux qui l'aiment [qui aiment Dieu] seront [brillants] comme le soleil qui sort dans son éclat le plus majestueux. » [JugeSy V, 31.]

Fol. 89). Rabbi Samuel, fils de Nahameni, dit au nom derabbi Jonathan, que Dieu ne punira pas pour les péchés commis par un individu avant l'âge de 20 ans accomplis [2].

Fol. 92). On lit dans une beraïtha: Quand on trouve dans un passage avant une sentence Texpression : On Va dit en vérité \ber^me(hrarnrou\ c'est que cette sentence est adoptée [halakhaii] par tout le monde [3].

Fol. 114). Rabbi Hiya, filsd'Âbba, dit au nom de rabbi Johanan : un savant [thalmid hakham\ qui a une tâche sur son vêtement, est hayab mithah [4], car il fait mépriser la science.

Fol. 128). On lit dans une beraïtha : Si un individu doit à son créancier 1000 manah [une manah valait 100 denars] et s'il a un vêtement de la valeur de 100 mandhy on le lui prend [pour le vendre] et on lui donne un vêtement conforme à son rang. Rabbi

[1] Les plus célèbres docteurs de leur époque. Bar Kapara et rabbi Johanan, recommandent aux Juifs, comme une chose très méritoire^ Tétude des sciences profanes, comme Tastronomie et d'autres sciences, qui font tontes connaître les merveilles divines de la nature.

[2] Avant 20 ans on n'est pas majeur. [V. ma préface du IV* tome de ma Législation civiie,] '

f3] Comparez dans le Nouveau Testament « En vérité je vous dis, etc. »

On trouve ici [fol. 98, verso], un passage, d*où on peut conclure, que déjà à répoque thalmudique les grandes dames connaissaient la mode de faire la robe avec une traîne longue à balayer les rues.

[4] Hayab mithah, il encourt la peine de mort. J'ai traduit ce passage pour prouver que Texpression hayab mitha que certains docteurs emploient à tout propos, n'est qu'une emphase, et qu'elle ne doit pas être prise à la lettre.

Ism&el et rabbi Aldba disent qu'on n'a pas le droit de lui prendre ce vêtement, quoiqu'il soit au-dessus de son rang.

Fol. 134). Abayé dit : Si un nouveau-né est atteint d'une imperforation de l'anus, on frotte l'endroit avec de l'huile pour rendre la partie propre et luisante, afin qu'on puisse reconnaître la partie amincie, et c'est là qu'on perfore la peau avec une gndne d*orge, mais non pas avec un instrument de fer [comparez plus bas, traité Jebamoth, p. 93].

Fol. 135). La beraîtha considère l'enfant né à terme de 9 mois oa à 7 mois, comme viable ; mais elle considère l'enfant né à 8 mois comme non viable [1].

Fol. 139). Rabbi Jossé,fils d'Elischa, rab Papa, rabbi Eliezer, fils de rabbi Simon, Mar Zoutra et Risch Lakesch disent beaucoup de mal des juges [2].

Fol. 150). Rab Papa dit que la mischnah dit ici haberOy son prochain, pour désigner un paien [3].

Fol. 151). On lit dans une beraîtha : Rabban Gramliel berabbi dit: Si un individu a pitié des autres, le Ciel aura pitié de lui; si un individu n'a pas pitié des. autres, le Ciel n'aura pas pitié de lui.

Fol. 153). On lit dans une mischnah : Rabbi Eliezer dit : Repens-toi un jour avant ta mort. Ses disciples lui demandèrent : Est-ce qu'on peut savoir quand on mourra? Mais il leur répondit: C'est un motif de plus pour se repentir tout de suite, car on peut mourir demain ; de cette façon on ne commettra jamais de péché, pour se tenir toujours prêt à mourir sans péché. Rabban

[1] Cette idée qui pouvait être fatale aux enfants nés à 8 mois^ n'était plus appliquée depuis l'époque du célèbre Ri, un des auteurs des glosses, appelées 11i08sephoth [V. fol. 135, recto, Thossephoth, article ben].

[2] Je le cite, pour qu'on le compare avec les passages où certains docteurs disent tant de mal d'un am haaretSf afin de prouver que les paroles prononcées contre un am haareU ne doivent pas être prises à la lettre, car elles sont purement emphatiques, comme celles qu'on prononce ici [fol. 139, recto,] wnlre les juges.

[3] Qu'on remarque que le mot habero peut s'appliquer à un païen, car fuiber est synonyme du mot rea, camarade, d'où reakha, ton prochain, mot employé par Moïse, en disant: « Tu aimeras reakha [ton prochain] comme toi-même [Uvitique, XIX, 18].

Johanan^ fils de Zakhal, dit l'apolgue suivante: «Un roi a invité ses serviteurs à un repas^ sans leur faire connaître le jour du repas. Les serviteurs intelligents se sont habillés comme il faut, et sont venus attendre devant le palais ; car ils se disaient: Estce qu'il manque quelque chose au palais, pour qu'on ait besoin d'attendre le temps de se le procurer? [On peut donc nous appeler à chaque instant]. Les serviteurs dépourvus d'intelligence sont allés s'occuper de leurs affaires; ils se disaient :E8t-^}e qu'on fait un repas sans une préparation difficile et longue ? Tout à coup le roi fait appeler les serviteurs ; les premiers sont venus tout prêts, les derniers sont venus en habits malpropres [1]. »

[1] Cet apologue rappelle celui du Nouveau Testament.

EIRODBIN

Fol. 5). Les Thossephoth [fol. 5, recto, article d&^aihah] disent, que Thypoténuie d'un parallélogramme de 1 sur 3 est moins longue que celle d'un carré de 1 sur 1 [V. la preuve mon IV* tome, p. %kl].

FoL SI). Rab qui a demeuré àBabjlone, emploie [ici, fol. 21 , recto], l'expression be-^iouU laareiz pour dire à V étranger j pour désigner tous les pays à l'exception de Babylono [1].

Ribba dit : Tu dois faire plus d'attention aux paroles des ^krim [les docteurs] qu'à celles de la thorah ; car dans la thorah il y a des commandements qui sont de la catégorie appelée asseh [pour lesquels on n'est condamné à aucune peine], et d'aotres qui sont de la catégorie appelée h ihaasseh [pour les- ({nels il n'y a que la peine du fouet], mais celui qui transgresse les lois des sophrim, peut être tuiyab mithah^ encourir la peine de mort [2].

[1] On croit d'ordinaire, que l'expression houU laareU désigne tot^oars tou Iss payi en debon de la Paketine. On voit i«i, qae les docteurs de Ba- ^TloDc emploient cette expression dane le sens r^on^er, pour désigner tous ^ ptys en dehors de Babylone. Il en rteolte que Stmnel, en disant qae si «n Tend un esda? • à quelqu'un qui ramènera en AomIs lommtM^ on doit le PiBir en donnant la liberté à l'esclave, U voulait dire s Si un individu de BabyloM vend un esclave à quelqu'un qui l'amènera à Tétranger en dehors de ^Tlone. [Y. mon V tome, p* 7a.]

M Enoore une sentence emphatique qu'aucun docteur n'a prise à la lettre [comparez plus haut p. 2S]| où on dit que pour une tache sur le vêtement on ^^<iya6 milhahf esl^Ni donc que laisser une tache sur les vêtements est plu grave que la transgression d'une loi mosaïque?

32 BmotJBiN.

Fol. 43). On lit dans une beraîtha : Rabban Gamiiel avait un tube creux [schphophereth] à travers duquel il pouvait voir à la distance de 2 milles aunes. Raschi dit qae la distance était en raison inverse de la longueur du tube, et Rabban Gamiiel lui donnait une longueur pour y voir jusqu'à 2000 aunes [1].

Fol. 54). Samuel dit à rab Joudah : mange et bois le plus vite possible; car nous sommes dans ce monde comme dans une noce, qui passe vite. Rab dit à rab Hamnouna : Mon fils, si tu as de quoi jouir, tant mieia, profites-en, car après la mort il n'y aura plus de j ouissance et la mort ne tardera pas d'arriver ; voudraistu te mortifier pour laisser davantage à tes enfants? Qui te fera savoir après ta mort ce qu'ils font? Les hommes sont comme les herbes du champ, les unes fleurissent, les autres se fanent [2].

Fol. 57). Si on fait un cercle dans un carré, il renferme l'espace de f du carré. Car, dit Raschi, si le diamètre d'un cercle est d'une aune, la circonférence est de trois, tandisque le carré

[1] On dit ici [fol. 46, verso, et 47, recto et verso] que beaucoup de docteurs admettent les règles suivantes: On adopte Topinion de rabbi Akiba, quand il a un seul adversaire ; on adopte celle de rabbi Jossé, quand même il a plusieurs adversaires ; on adopte celle de Rabbi, quand il a un seul adversaire. D'après rabbi Jobanan, on adopte l'opinion de rabbi Joudab contre celle de rabbi Meyer et contre celle de rabbi Simon ; on adopte l'opinion de rabbi Jossé même contre celle de rabbi Joudah. Samuel dit qu'on adopte l'opinion de rabbi Meyer dans ses geteroth. D'autres docteurs, comme Rab, n'admettent pas ces règles.

On dit [fol. 50, verso] que Rab a le droit, comme un thana [un docteur antérieur ou contemporain de Rabbi, le rédacteur de la mischnah] de rejeter de sa propre autorité l'opinion d'un docteur de la mischnah ou de celui d'une beraîtha.

On dit ici [fol. 53, verso] que les docteurs comme rabbi Jossé fils d'Assyan, rabbi Abouhou, et même la servante de Rabbi, parlaient souvent en énigmes. Ceci explique plusieurs o^adof /i, qu'on ne peut comprendre qu'allégoriquement.

[2] J'ai traduit ces paroles, parce qu'elles prouvent qu'on ne peut jamais uger d'un homme où d'une doctrine par un seul passage. Si on ne connaissait pas la piété austère de Samuel et de Rab par d'autres passages, on dirait d'après ces paroles qu'ils ét^ent des impies et des athées. Mais en réalité ils veulent combattre T'esprit de mortification de certains ascètes, et ils veulent qu'on jouisse des dons de la nature, quand on peut le faire honnêtement, en observant tous les devoirs de la religion et de la morale. |V. plas bas, p. 59.]

de une à une» a une circonférence de 4 autiesi Car le Thalmud admet la règle que le diamètre d'un ceréle eet toujours le ^ de sa circonférence, en se fondant sur les mesures àb la mèi* constrtiite par Salomoll [I Rois, YII, 93] [1].

Quant à la règle que Thypoténuse d'un Carré dé 1 AUno a une longueur de 1 aune et f, Ydr mon lY* tome [p: d4l].

Fol. 68). Il est défendu de porter un objet dant) le jour de tobbath d^une maison qui appartient à un seul inditidu pour le mettre dans une place publique. Far analogie, on tt^ab^tètiait aassi de porter un objet d'une maison qui appartient à un seul individui dans la cour qui lui est commune atec beaucoup d'autres propriétaires dont les malsons s'outreni dans la même cour ; à moins qu'un des propriétaires ne loue pour le samedi la cour de tous les autres, de sorte.quo cette cour est oeUsée appartenir à un seul individu. Si parmi les propriétaires se trouve uû païen, celui-ci pourrait vouloir contrarier les Juifs et ne pas se prêter à

^bém^a^^tt^kém,^*^^émtÊm*i^im.^*^^^Ji^^^i^tUii ■ ■ I M *r ■ I ir By

[1] Les Thoaseplioth [fol. &6, Verso, arUcle lOïamah] ajoute encore utie antre preuve, que le cercle fait dans le carré, en reoferme Tespace de trois qaarts. Car, disentrils, le carré d'une aune renferme l'espace des quatre carrés de demi-aune. Si on fait un cercle dans le carré de une aune, le diamètre en Kra de une aune, et la clfcoliféretice de trois aunes. Supposons l'épaisseur da ceitle composée de plusieurA lignes eircUlaireft concentriques; cotlpons «osoite toutes les lignes depuis le centre jusqu'à la siroonfîéreQCe lé long d'an seni rayon, pour qu'on puisse ensuite étendre tontes les lignes selon leur longueur, l'uxie immédiatement au-dessous de l'autre. Alors toutes les lignes ensemble auront la largeur d'une demi-aune ; quant à la longueur, la ligne la plos extérieure sera longue de trois aunes, et les autres seront ))rogres8ivement plus courtes Tune que l^autre et la dernière ne sera quW point.

Coapons de nouveau toutes les lignes, chacune en deux moitiés égales, et

arrangeons ensuite les lignes ainsi coupées, de façon à ce que la plus longue

Iqui a une aune et demie] se troave seule, [on ne peut pas mettre à côté la

pins interne qui n'est qu^un point], et au-dessous d'elle se trouve la deuxième

qui est un peu moins longue que la première, niais sa longueur sera complétée

P&r Tavant-dernière ligne ; la troisième ligne à partir de la circonférence

sera complétée par la troisième du centre, et ainsi de suite; de cette manière

^>utes les lignes auront chacune la longueur de une aune et demie, et toutes

les lignes ensemble auront la largeur d'une demi-aune. On aura donc un

parallélogramme long de une aune et demie, et large d'une demi-^une, ou

iroù carrés, chacun d'une demi-aune à une demi-aune, tandis que le carré

d'une aune renferme qitcUre carrés chacun d'une demi -aune.

34 EIJ&OUBIN.

leurs usages religieux. C'est pourquoi on a dit : « diratk akhovm, lo schmah dirah », la maison du païen ne compte pas; on se passera de son concours.

Quant aux paroles de rabbi Johanan a ben noah neherag al pahoth mischa/oeh proutah », voir mon Y* tome [p. 120].

Fol. 77). Les docteurs ont [dans certaines circonstances] plus insisté à l'observation des lois rabbiniques qu'à celles des lois de la thorah [1].

Fol. 79). Ce que la mischnah dit ici des esclaves païens, est expliqué plus haut [p. 21].

Fol. 82). D'après rabbi Triphon ce qu'on gagne aux jeux de hasard, n'est pas gagné légalement.

Fol. 83). On lit dans une beraïtha : La seah [mesure] de Jérusalem était d'un ^ plus que celle du midbar [le séjour des Hébreux sous Mo!se] ; celle de la ville de Tziporé était d'un ^ plus que celle de Jérusalem.

Une seah du midbar avait 6 kcASj un kab avait 4 logSj un log avait 6 oeufs. Six seah du midbar faisaient 5 de Jérusalem, et 6 de Jérusalem faisaient 5 de Tziporé.

Fol. 86). Rabbi honorait les hommes riches selon leur fortune ainsi que rabbi Akiba [quand ces riches donnaient l'aumône selon leur fortune] ; ils agissaient ainsi, car ils pensaient comme Rabba fils de Mari, qui a dit : Quand les hommes riches donnent de l'aumône et soutiennent les pauvres, le monde peut exister.

[1] J^ai ajouté les mots dans certaines circonstances, car d^ordinaire ils insistent beaucoup plus à Tobservation des lois de la thorah qu*à celle des lois rabbiniques. Je rappelle ce passage : « Quand 11 s'agit d'une loi de la tlwrah, on écoute d'abord les objections^ et on agit ensuite quand on est parfaitement sûr de ne commettre aucune transgression. Quand il s'agit d'une loi rabbiuique, on agit d'abord et on écoute les objections plus tard [fol. 67, yerso]. Tous les docteurs sans exception ont admis que, quand il y a doute si une action est une transgression d'une loi mosaïque, il faut s'en abstenir ; mais que, s'il s'agit seulement d'une loi rabbinique, on peut exécuter cette action [V. fol. 5 verso, 45 verso, traité Schabatb, fol. 34, recto et passim]. Tout dépend des circonstances.

PESSAHIM

Fol. 21). La beraîtha qui parle d'un païen étranger et d'un gher est explique dans mon Y* tome [p. 105].

Fol. 22). On lit dans une beraîtha : Rabbi Nathan dit, qu'il ne faut pas donner à un païen à manger un morceau de viande arraché à l'animal avant qu'il ait été tué. [Les pa!ens ne devaient pas manger un morceau arraché ou coupé d'un animal vivant], car on fait commettre au païen un péché [1].

Fol. 30). Babba dit : Quand nous étions chez rab Nahaman, aussitôt que les jours de pâque avaient passé, il nous disait : Allez acheter du pain hametz chez les soldats [bené héla] [2].

Fol. 49). On dit ici beaucoup de mal d'un cmi haa/retz^ ce qui n'est pas plus sérieux que ce qu'on dit des juges. Les discussions des commentaires n'ont donc pas de raison d'être [v. plus haut, p, 29].

Fol. 50). Rabbi Johanan dit ici un mot remarquable. Les traités iVe^aïm et Oholoth sont très difficiles et font beaucoup d'honneur à ceux qui les comprennent, mais on en sera peu récompensé dans le monde futur [3].

[1] C'est un trait do tolérance remarquable. Il est défendu à un Juif défaire commettre un péché à un païen.

[2] Pourquoi les soldats? C'est que les Juifs occupaient seiUs leurs villes, et il n*y avait parmi eux d'autres païens que les soldats de la garnison, f V. mon V« tome, p. 315.]

[3] Ces volumes traitent des lois de pureté qui sont tombées en désuétude, et rabbi Johanan pensait qu'on serait mieux récompensé pour l'étude des choses utiles et pratiques.

36 PESSAHIM.

C'est lo monde renversé dans le ciel, puisque les hommes qui sont supérieurs pendant la vie, sont inférieurs dans l'autre monde, et les inférieurs sont supérieurs [l].

Fol. 56). Le texte parle ici de la prière appelée sdhmah et de minim.

Remarque. — Pour comprendre ce texte, il faut savoir que la partie la plus im])dHantè deê ptièreé du idatin et du soir est appelée schma [é^ôtlté], pârâe qiio Cette prière est la récitation d'un chapitre du Deutéronome, dont le premier verset porte « Ecoute [schma] Israël : Jéhovah est notre Dieu, Jéhovah est un. » Ce premier verset est donc le credo des Juifs, il exprime le dogme du monothéisme. Ce verset est donc beaucoup plus important que les versets suivants. C'est à cause de cela qu'on avait l'habitude jadis de séparer ce verset des autres, en faisant une pause pendant laquelle le public répondait à l'oflîciant, comme il le faisait à chaque bénédiction. Or, après les bënédiclions le public répond dans les synagogues par le mot Amen, mais dans le Temple de Jérusalem on répondait autrement ; on disait baroukh sch&m khebod malkhoutho leolam vaed^ béni soit le nom de la Majesté de sa souveraineté pour l'éternité [v. 'traité 'I?haanitli, fol. 16, et traité Berakholh, fol. 54, recto, Raschi, article Khot hothmè herakhoth],

La réponse qu'on faisait dans le Temple après les bénédictions, Yut donc reihplacée dans les synagogues par le seul mot o/men ; mais cette réponse à été conservée dans les synagogues après le premier verset du Schma, vu la grande importance de ce verset. Il va sans dire, que le verset schma récité par roffîciant, se prononçait à haute voix, et la réponse du public [baroukh schem, etc.] se prononçait à voix basse, coihme toutes les réponses du public.

Une légende thalmudique considère aussi la phrase baroukh schem, etc. comme une réponse de l'assistance à l'officiant^ en racontant que jadis quand les douce patriarches, rassemblés autour du Ut de thort de léUr père, récitaient le vetset sehma l^raéi,

(1] Comparée 1« passage du Nouveau Testament: « hoa premiers seront les derniers^ etc. »

etc., Jacob leur pire répoqdit ; bw^^tàkh sehem khebad^ eto«, H on donna ensuite un motif légendaire de Tueage da prononcer cette r^nea à voix baaaa. l^w n'avons pas besoin d'aocepter ce motif; car tout ce qui ast réeité par l'ofQeiant se dit à hante ^oix, et toutes les réponses du public se font k voix b^sse ] ainsi le vent le bon ordre et la convenance.

Rabbi Aboubou dit : On a introduit l'usage [1] de dive la phrase bwfViMk êchem^ etc. à hante voix [8], On a introduit cet usage à cause des objections des tninim [3]. A Nebardea il n'y a pas de [ces] mimin ; par conséqueBty la phrase barou/dischêm^ etc., continue dans eette ville jusqu'à nos jours à se prononcf^r à ypix basse [par le public, comme réponse au preni^r verset récité par Tofficiant].

Fol. 69). Rabbi Bimlaï alla cbes rabbi Jobanan, et il lui dit : eBseignorinoi le livre appelé 9epher joha^sin [k]. Rabbi Johanan

[1] Cet Bsags 9»\ tmk^ ^n ^étaéta4ef pai^ae 4e nog jo«p9 op ]• ^it à v^U basse pi sst prpt>M»le gUQ P'ét^it en asa^e pf^^er q«i ^'9, p^ 4^r^ Ipi)^temps.

[2] Cela ne veut pas dire qa*on a Introduit l'usage que le public prononce eette phrase à haute toix, car toutes les réponses du public doivent se ftilre à voii basse. Rabbi Aboubou veut donc dire^ qu'on a introduit l'usags ds lairs réeitar cette phrase par Vof/ioiant à haute voix; ear tout ee que l'officiant récite, i| le pionoac^ à haute voia»

[3] ûa a vn pins haat [trsité Bepakh»lh> P* 4] aaelf étsisnt sa* mnm

qui voulaient qu'on abrège autant que pcHifihla les «^ffinsfi Car il ^st certain que toqtea les panses ans l'ofilcîaiit fait paar laieser le temps ^n pahlic ^^ répondve, aUpngsat heencoup les afQfses, puMqa'il ps peat reoeausene er qu V près que !«« noaUjipaas aasistsnt* d'ans grande sTasgogve ont tpvs Hai par réciter lear répon#9t im ef^pes étaient doue alirégiM «i Taffieiant m fai^H aucune pause après le premier verset du schmaj en récitant lui-même Ifaïaé-?

diateiaent [h ba«te vêla comme tout ea qa'il i^éfite] la pbraye tormiM» 9çkmj etc., et ensuite les autres versets du chapitre sans aucime înterraption,

Kaicfai aipliqae autrement ee passage. H-aprdp loi e'était la publia qui ^«nà\, d'apr^i le nouvel usage» réciter la phrase bqrffukh ^chtm h haata Toix, car s'U eontiaaeit à le dire à vois basée, les minm [qaeU mmiin?\ ^miept qa^on dit ^ voia basse quelque chose d'iucpnveuaat [dottar $cheénQt^ 'tetfoua]. Une intarprâtation pareille n'a pae besoin d'être réfatée par de» arémeute sérieux.

[k] HaKhi dit que e'étalt an eomaifintaira da livre Ckrwigim* INoos A pirlarfMif tant à lliaura.]

38 PESSABIH.

lui demanda alors : De cpiel pays es-tu? — Il répondit : Je suis originaire de la ville de Loud. — Et où demeures-tu? — Je demeure à Nehardea. — Alors rahbi Johanan lui dit : On n'enseigne ce livre ni aux hommes de Loud^ ni à ceux de Nehardea [1]^ à plus forte raison je ne peux pas l'enseigner à toi, qui es de Loud et qui demeures à Nehardea. Mais rabbi Simial a insisté, et rabbi Johanan a fini par céder. Alors le premier lui dit : Je désire l'apprendre tout entier en 3 mois. Mais rabbi Johanan répliqua : Gomment? Berourjah, la femme de rabbi Meyer, la fille de rabbi Hanina, fils de Thradjon, qui était capable d'apprendre en un seul jour 300 sentences de 300 maîtres, n'a pas pu cependant finir le sepher johassin en 3 ans, et toi, tu veux l'apprendre en 3 mois?

Ramé fils de rab Joudah dit au nom de Rab : depuis que le sepher Johassin a été caché, la force des savants [hakhamim] s'est afiaiblie et la lumière de leurs yeux s'est obscurcie. Mar Zoutra dit : sur les passages qui se trouvent entre le verset « ov^leatzel schischa banim » [I Chroniques^ VHI, 38], et le verset <c éleh bené atzel », ibidem, IX, 44], il y avait des commentaires si longs, qu'il fallait pour leur transport une caravane de 400 chameaux [2].

[1] Raschi dit que c'était nne réponse éyasive, ou bien, dit-il, les hommes de ces endroits n^étaient pas mejouhamm, d'une naissance irréprochable. Il y avait probablement un autre motif.

[2] Qu'est-ce que c'était donc le spher johcbssin ? N'était-ce réellement qu'un commentaire des Chroniques, comme le dit Raschi? Comment son absence on sa perte a-t-elle pu affaiblir la force des docteurs et obscurcir leurs yeux? Pourquoi l'a-ton caché, si l'absence de ce livre pouvait produire des résultats si funestes?

Pour expliquer toutes ces questions d'une manière suffisamment plausible, il faut se rappeler que :

1) De toutes les sciences connues des anciens Hébreux c'est l'histoire qui était cultivée par eux avec le plus de succès et avec le plus de persévérance possible. La généalogie de tous les peuples de la terre donnée dans la Genèse, dépasse en exactitude et en abondance de détails tout ce qu'on trouve dans l'antiquité des autres nations. Depuis Moïse jusqu'à la destruction du premier temple on n'a laissé aucun souverain en Joudah et en Israël [les 10 tribus] dont on n'ait enregistré les faits et gestes dans les annales et les chroniques nombreuses \ les livres canoniques n'en sont que l'extrait très abrégé. L'époque du

PESSAnTM. 39

Fol. 64). D'après une beraltha le roi Agrippa aurait trouvé que pendant la fête de pâque, on a compté 1 200 000 agneaux sacrifiés pour la pftque, le double du nombre de ceux qui sont sortis

deuxième temple, environ cinq siècles, a également eu ses historiens [Joseph et Philon, etc.].

2) Malgré cela nous trouvons qne les docteurs du Thalmud qui étaient dans toutes les sciences à la hauteur de leur époque, étaient assez faibles dans lliistoire. On trouve dans le Thalmud des légendes historiques très nombreuses, et on ne trouve guère de traces de la véritable histoire. Comment expliquer la décadence si profonde d'une science jadis si florissante et si chère à nos ancêtres?

3} L'histoire de Joseph, autorisée par Titus, parce qu'elle était écrite en grec de mjinière à plaire aux ennemis d'Israél, s*est bien conservée entièrement jusqu'à nos jours. Mais l'histoire écrite par le même Joseph, en hébreu, est perdue, histoire dans laquelle il a pu moins flatter les Romains [qui ne savaient pas l'hébreu] et qui a pu être plus impartiale et plus favorable aux Jairs.

L'histoire écrite par un Juif contemporain de Joseph dans un esprit vraiment national et opposé à celui de Joseph, est également perdu, et nous n'en connaissons l'apparition passagère que parce que Joseph lui-même l'a mentionnée, et qu'il dit qu'il va se défendre contre les reproches que cet historien lui a faits.

4} Avant la destruction du premier temple on a écrit les annales de chaque souverain de Joudah et d'Israël, car la nation était indépendante. Depuis cette <]e8tniction Jusqu'à l'époque det Maccabées les chefs de la nation se succèdent l'un après l'autre, sans que personne entreprenne jamais d'écrire leurs annales, parce que ces chefs étaient soumis aux puissances étrangères.

De tout cela je crois pouvoir tirer la conclusion^ que le sepher johamn était un livre de l'histoire complète du peuple d'Israël» embrassant toutes les époques depuis la plus haute antiquité [puisqu'on y trouvait un commentaire des Chroniques] et très développé [puisqu'on dit qu'une partie de ce commentaire exigeait pour son transport une caravane nombreuse]. On l'a caché, pai'ce qu'une histoire écrite dans l'esprit national [non pas comme celle de Joseph] était dangereuse à l'époque de la domination romaine ou persane. Son absence a affaibli les forces de la nation et obscurci leur vue, car une nation sans histoire est un aveugle sans guide, et les docteurs en Israël ont d'autant plus amèrement senti l'absence des documents historiques, qu'ils savaient bien avec quel zèle et avec quelle persévérance cette science était cultivée jadis à l'époque de l'indépendance nationale, et combien des documents pareils étaient ehers à leurs ancêtres. C'est en pensant à l'absence des documents pareils et à la décadence de l'histoire, qu'ils ont senti la douleur de l'exil, et la force des docteurs était brisée et leur vue obscurcie.

4Q PSS6A8I1C.

d'Egypte. Gomme chaque saorifioe appartenait à une soeiété de pluB de }Q personnes, U y avait alors i Jérusalem au moins dou^e inillions de juifs qui ont fait l'agneau pascal, sans compter les juifs qui par certains empêchements religieux ne pouvaient pas le faire.

Fol. 87).Rabbi Ëliezer dit : le Saint, béni soit-il, n'a exilé les juifs, que dans le but que les païens s'associent à eux comme prosélytes. Un tmn discutant avec rabbi Hanina, lui dit : nous voudrions vous exterminer, mais vous êtes dispersés dans divers pays [ce min n'était donc pas un chrétien ; les chrétiens n'avaient pas encore de puissance à cette époque].

Fol* 88) • On cite ici la mi^chnab qui parle d'un cas, où le tribunal forée un mattra juif d'affranchir son esclave païen, pour que celui-ci puisse se marier [V. mon V* tome, p. 132 et 133].

La ghemara rappelle, à propos d'une question religieuse, la phrase très connue mah schekanah ebed kanahrabOj ce que l'esclave possède, son mattre le possède, et Abayé répond que eela ne s'applique pas au cas, où un individu donne quelque chose à l-esclave païen, à la condition expresse que cette chose appartienne à lui et non pas à son maître [1].

Fol. 94). Rabba ài\ : la terre [sa partie supérieure] a 6O00 parsafi[nw panah a 4 mils], et l'épaisseur du oiel est de 1000 par$(ih [ainsi un 1/6 de la terre]. Gav Rabbah, fils de bar Hanah, dit au nom de rabbi Johanan : un homme de force moyenne marche par jour 10 parsah; savoir, depuis que l'étoile du matin \schafi^r] s'élève jusqu'^ J'apparition du soleij il mwche 5 mils, depuis que le soleil commence k se coucher jusqu'à l'apparition des étoiles il marche aussi 5 mils [et dans la journée il marche 30]. Or^ dit Baschi, pendant que l'homme fait le chemin de 30 mils, le soleil parcourt 600Q pqr$ah [on 24 000 mils; aii^si le

soleil marche 8Q0 foiff plus vUe que l'hojume], par cous^q^en^ pendant que l'homme fait le chemin de 5 mils [depuis que le soleil commence à se coucher jusqu'à l'apparition des étoiles, ou

[1] Il en résulte qu^un esclave païen pouvait posséder d'après la loi rabbiuique, et que la phrase moA iohekanah ibed kcmtih r^abo exprima an fait commun^ et non pas un droit.

jasqii'à ce que le soleil ait traversé l'épaisseur du oiel et qu'il soit arrivé derrière le ciel], le soleil parcourt 1000 peirsah [ou 4000 mils]. On dit ailleurs que rabbi Joudah [est en désaccord avec Rabba et il] dit : l'épaisseur du ciel est 1/10 de la [partie supérieure de la] terre. Car un homme de force moyenne marche par jour [depuis que Tétoile du matin s'élève jusqu'à l'apparition des étoiles du soir] 10 pc^rsah [ou 4Q mils], depuis que l'é* toile du matin s'élève jusqu'à l'apparition du soleil il marche k mils [ou 1 parsoA], depuis que le soleil commence à se coucher jusqu'à l'apparition des étoiles il marche aussi 4 mils [ou 1 parscth]. D'après un autre passage la terre [sa partie supé* Heure] a 576 millions parsah. Rabbi Nathan dit : une seule étoile couvre tous les pays connus [t/isc/iotii], car partout où Ton va^ on peut voir la même étoile au-dessus de la tête ; eeci, dit la ghemara, n'est pas d'accord avec l'opinion de Rabba, car d'après rabbi Nathan la terre est beaucoup plus grande que Rabba ne l'admet. On lit dans une autre beraStha : le soleil ne passe qu'une heure sur la partie habitée de la terre [les pays connus], c'est depuis 5 heures et demi du matin [selon les Romains, selon nous 11 heures et demi du matin] jusqu'à 6 heures et demi [selon nous midi et demi] ; avant cette heure le soleil est à l'est, et après cette heure il est déjà à l'ouest. D'après eette beraltha la terre est beaucoup plus grande que Rabba ne l'admet. [Yischovb veut dire ici le monde connu à l'époque des docteurs, ainsi l'objection des Thossephoth n'a pas de valeur]. Enfin il y a encore une autre beraîtha qui n'est pas d'accord avec Rabba, ni pour les dimensions de la terre, ni pour l'épaisseur du ciel.

On lit dans une beraîtha : les savants israëlites disent, que le galgal [le cercle zodiaque] est immobile, et que ce sont les 12 planètes [mazaloth] qui font leur révolution; mais les savants païens disent^au contraire, que c'est le galgal qiii circule, et que les planètes sont immobiles. Rabbi dit qu'on peut réAiter l'opinion des savants païens, [car le taureau est toujours au nord et l'écrevisse au sud, et] jamais on ne voit le taureau au gud et l'écrevîsse au nord [1], Rab Ab*, fils de Jacob réfute l'objectiQH dq I^^b^i.

[1] Le texte dit eglah [que j*al traduit par taureau] et akrab [qa% j*a| tva**

Lea savanlB païens, pense-t-il, peuvent avoir raison. Il y a peutêtre [d'après l'interprétation dcBaachi] d^ax galgat concentriques, et les planètes sont fixés dans l'un d'uux qui est immobile, et l'autre fait sa révolution.

La berutha continue : les savants Israélites disent : dans la journée le soleil marche au-dessous du ciel, la nuit il marche au-desBus. Les savants païens disent, au contrfiiis : dans la journée le soleil marche, en efiet, au-dessous du hEîI, mais dans la nuit il marche au-dessous de la terre. Rabbi dit k cette occasion : leur opinion parait plus juste que la ndlre[l]; cardans la journée l'eau de sources est froide, et la nuit elle est chaude.

On lit dans une autre beraîtha : Babbi Nathan dit : en été le soleil est dans l'espace le plus haut de la voûte du ciel; c'est pourquoi il fait chaud partout, excepté les sources qui sont froides. En hiver le soleil marche dans l'espace le plus bas de la voûte du ciel; c'est pourquoi il fait froid partout, excepté les sources qui sont chaudes. On lit dans une autre ber^tha : le soleil marche [ce qui veut dire d'après Baschi : la force du soleil se manifeste] en 4 directions [selon les 4 saisons] : dans les mois nissan, yiar, sinon le soleil fait fondre la neige dans les montagnes ; dans les mois thamouz, ab, eloul elle m&rit les produits de champs et les fruits ; dans les mois thischri, heschvon, khislav elle dessèche les fleuves ; enfin dans les mois lebeth, schbat, adar le soleil s'éloigne vers le midbar, pour ne pas dessécher les semences.

Fol. 96). L'Ëcriture dit : un individu non circoncis ne doit pas manger de l'agneau pascal [ce qui se rapporte d'après le Thalmud & un juif qui par un motif de santé n'a pas été circoncis], puis elle dît : l'étranger païen ne mangera pas non plus de

,r écrevisse]. Les Tbossephoth demandenl avec raiaon, comment penl- ! qae les plsDËtes da zoditqne, le tanrean et l'écrevisse, le troureal rsd'an cartaiDcOté, tandia que dans la traité RoicA AatiAanaA [fol. 11] qu'elles font chacuns une révolution circulaire. Ils rËpoudcnt qae Ici ;Ia/i et aferiii désignent ici d'autres corps célestes. :l esl à remarquer, que les docteurs du Tbalmud rendaieot volonliers aux savanti pUena couire leurs corsligionnaircs, si les premiers iraissaient Ure dans le vrai.

PBStAHllf. 43

Tagneau pascal [1]. Le 2* passage semble superflu, puisque le païen n'est pas circoncis. Mais, dit la ghemara, on pourrait croire que le premier ne doit pas manger de l'agneau pascal, parce que Tabsence de circoncision chez un juif est très ckoc[uante [mayis], mais elle n'a rien de choquant [lo mayis] chez un païen [2] ; c'est pourquoi l'Écriture ajoute le 2* passage, parce qu'un païen ne le mangera pas dans le but de remplir un devoir religieux.

Fol. 109). La mesure appelée rebiyith [le quart d'un log] était an Tase, dont l'excayation avait une longueur de 2 travers de doigt et une largeur également de 2 travers de doigt, et une hauteur de 2 travers de doigt, plus la moitié et le cinquième d'un travers de doigt. Car d'après une beraltha la mikoàh d'eau dans laquelle un individu devait faire l'immersion, mesurait une aune dans la longueur, une dans la largeur et 3 dans la hauteur, et elle renfermait 40 seah d'eau. Or, une aune a 6 tephahim^ un tephah a 4 travers de doigt; une seaA a 6 kabSy un kab a 4 logSy et un log a 4 rebiyiih. Si donc un espace de 1 aune carré et de la hauteur de 3 aunes renferme 40 seah, un espace de 2 travers de doigt à 2 travers de doigt et de la hauteur de 2-|-l/2+l/5 travers de doigt doit renfermer une rebiyith.

Fol. 110). On parle ici longuement de la croyance, d'origine prenne, que le nombre pair est nuisible, et Rab Dimé croit même qu'elle date du temps de Moïse auquel on pourrait l'attribuer.

Fol. 113). Rab dit qu'il ne faut pas épouser deux femmes [3], et il ajoute ironiquement : si tu as pris deux, prends-en une troisième. [Raschi l'explique autrement.]

Rabbi Josué, fils de Lévi, dit au nom des habitants de Jérusalem : si ta fille est devenue bagroth [4], marie-la le plus vite

[1] Raschi dit qu'ii 8*agitd'aii Juif apostat, mais le passage se rapporte surtout à un païen.

P] Cest encore un excellent trait de tolérance.

[3] Rab défend ici la polygamie.

|4] Il en résulte qn'ane bagroth est une fille âgée de 20 ans ou plus encore et non pas de 12 ans et demi, comme on pourrait le croire d*après Samuel, qui dit qa*ime fille devient bagroth 6 mois après la majorité [naarouth] de 12 ans. [V. ma prélaee du IV* tome de ma Législation civile, p. xlt.]

44 PBSSAHIM.

possible, qusmd i^ôine tu devrais afiranohir foi) esclavtt palep

pour le lui donner pouF mari.

B.al) dit qu'il ^i^t défepdu de GOQSuUer les f^strologu^^, Vq\. U(I)> lUb Avir^ parlQ 4'un repA» fifferl ftu> Juete9 dm« le

temps futur [l].

f 1] Comparer la4 p^sagfs au ^ésa9 p^fle ai|ssi d'on repas pfu'^il [V, â( Jlfai- </i^u^ XXyi, 29; Mfirc^ ^V^ 2&1. ...... « Ils se mettront 4 ^ble au royauiae des

cieux avec Abraham, Isaac et Jacob » [MaH,, VIII^ U; Luc, XHl^ 29]. ■ Heureux celui qui mangera du pain dans le royaume deDiea » [Luc^XW, 15, et XXII, 30]. Irénée, évèque de Lyon en 17T-202^ cite un passage du père apostolique Papias, évèque de HieropoUa et disciple de fit Jeai| r^v&ngélista, d'après lequel « les élu^ du règne de nUU^ an^ passeraient IsH? teq^ps fia Pf^radis 4aa9 d'inexprimable^ t^ombance^^ récoltant de§ épis mille fois (gpros eomnip le« pôtres et se désaltérant avec des grappe^^ dont chaque ^rain donnerait vingt-cinq mesures de vin. St Irénée reproduit cette description du disciple de St Jean Pévangéliste, très sérieusement, et il s'attend à voir bientôt les lions devenir heitiveres, « (iievtie deê Deuoc Mondsi, du 16 février ]8K, p. 1008, pas Albert

SCHKALIM

PEREK I

MISCHNAH.

Les sicles destinés à acheter les sacrifices obligatoires du Temple de Jérusalem, doivent être donnés par les juifs et non par les païens, ainsi que tous les sacrifices qui étaient obligatoires dans certains cas déterminés par la loi [car les païens ne sont pas soumis à ces lois], mais tous les sacrifices que les juifs offrent volontairement, peuvent être offerts au Temple de Jérusalem par les païens comme par les juifs.

PEREK V

MISCHNiH.

11 y avait dans le Temple de Jérusalem un médecin attaché au Temple et payé du trésor sacré; la mischnah parle du médecin ben Ahiyah^ qui était nommé pour donner des soins médicaux aux prêtres du Temple.

PEREK VII

MISCHNAH.

Si un païen envoie un animal pour qu'on le sacrifie au Temple de Jérusalem en holocauste, s'il a envoyé le

46 SGHKALIll.

vin nécessaire, on offre son animal et son vin ; s'il n'a pas envoyé le vin nécessaire, on offre son animal en holocauste et 'on y ajoute le vin aux frais du trésor sacré [1].

[1] C'est un trait très remarquable de tolérance. Non seulement les docteurs du Thalmud permettent aux païens d'offrir des sacrifices au Temple de Jérusalem tout en restant païens, mais encore ils veulent qu'on dépense l'argent sacré du temple pour les offrandes des païens.

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