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gandage, et que les deux juges avouent le fait^ mais ils veulent réhabiliter leur collègue, en disant qu'il s'est repenti et qu'il a réparé sa faute. [Dans ce cas le juge est réhabilité pour l'avenir, mais on peut soupçonner la partialité des deux autres juges s'ils ont déjà signé la formule de la légalisation, qu'ils sont intéressés à faire signer aussi leur collègue.]
Rabbi Zera dit : C'est de rabbi Abba que j'ai entendu la sentence que je vais vous communiquer, et sans rabbi Âbba^I'ilA/iou je l'aurais oubliée. Yoici cette sentence : Si trois juges se mettent à légaliser un acte, et que l'un d'eux meure, les deux autres peuvent signer, mais ils écriront : « Nous étions trois, mais l'un de nous a disparu ». S'ils n'écrivent pas cela, on pourrait croire qu'il n'y avait que deux juges, et on dirait que la légalisation n'a aucune valeur. Rab Nahaman fils d'Isaac dit : S'ils ont écrit : « L'acte fut présenté devant nous beth din » [tribunal], ils n'ont plus besoin de rien y ajouter, car on sait que le beth din suppose trois membres.
Question, — Samuel a dit que deux membres peuvent être appelés beth din. Il en résulte, que l'expression betf^ din ne suppose pas toujours trois membres.
R^onse, — Rab Nahaman fils d'Isaac veut dire, qu'ils ont écrit le nom du tribunal, par exemple tribunal de rab Arché^ ou* tribunal de tel autre personnage illustre, qu'on ne peut pas soupçonner de composer un tribunal de deux juges.
MISGHNÂH.
Si une femme dît : <c J'étais mariée, mais je suis divorcée », elle est crue, d'après le principe : La bouche qui a lié peut délier. Mais si Ton a des témoins qu'elle était mariée et si elle dit qu'elle est divorcée, on ne la croit pas. Si les témoins sont venus seulement après qu'elle a contracté mariage, elle peut rester avec son mari.
QHEMARA.
On lit dans une beraïtha : Si une femme a dit d'abord qu'elle était mariée, et si plus tard elle se rétracte, en disant qu'elle ne l'était pas, elle est crue*
lââ KHlCTHOUttOTB.
QxAeslion, — GommoDt peut-on la croire? N'a-t-elle pas dit d'abord elle-même qu'elle était mariée ?
Réponse. — Raba, le fils de rab Houna, dit : Il s'agit id d'un cas, où la femme donne le motif, qui l'a engagée à dire d'abord qu'elle était mariée.
Nous ayons, en effet, une autre beraîtha qui dit : Si une femme a dit d'abord qu'elle était mariée et si, plus tard, elle dit qu'elle ne Tétait pas, elle n'est pas crue; mais si elle explique le motif pour lequel elle se disait d'abord mariée, on peut l'en croire. Nous en ayons aussi un précédent. Une femme très belle ayaic beaucoup de prétendants, elle leur disait qu'elle était mariée. Un jour elle s'est mariée. On lui demanda pourquoi elle ayait agi ainsi, elle répondit que c'était pour se débarrasser de ceux dont elle ne youlait pas. Rab AJia, le chef de la yille, a soumis cette question aux sayants de la yille d'Ouscha, et ils ont décidé que, si la femme donne un motif, elle est crue.
On lit dans une beraîtha : Quand deux témoins disent que h femme est yeuye ou diyorcée, si deux autres disent que non, elle ne doit pas se marier, mais si elle s'est mariée, elle restera avec son mari. Rabbi Menahem, fils de José, dit: Elle le quittera ; et il ajoute que sa décision ne s'applique qu'au cas où les témoins (ceux qui disent que la femme n'était pas libre) sontyenus ayant le mariage ; mais s'ils sont yenus après le mariage, elle peut rester ayec son mari.
Qties/ton. — Comme il y a deux témoins contre deux, comment le mari peut-il rester ayec elle, sans craindre de commettre un péché 7
jR^ortô6.— Rab Schescheth dit : Elle s'est mariée ayec un des témoins qui disent qu'elle était libre.
On raconte que rabbi Johanandit : Quand deux témoins disent que son mari est mort, si deux autres disent que non, elle ne se mariera pas ; mais si elle s'est mariée, elle restera ayec son mari. Quand deux témoins disent qu'elle est diyorcée, si deux autres disent que non, elle ne se mariera pas, et même si elle s'est mariée, elle quittera son mari.
Question. — Quelle différence y a-t-il entre le yeuyage et Je diyorce ?