‹ Législation civile du Thalmud (volume 2)Chapitre 55 sur 57 · DES TERMES TECHNIQUES DE CE VOLUME · texte numérisé non relu

DES TERMES TECHNIQUES DE CE VOLUME

nrnnK aKarlyoth^ pluriel de ah*arith. Or, oKarith signifie ce qui reste à la fin, la réserve, la récompense. (Proverbes^ xxiii, 18],. le dédommagement, la garantie, ce qu'on espère obtenir à la fin, la garantie de remboursement ou de dédommagement dans les cas de risques. C'est dans le dernier sens qu'il faut comprendre le mot aKariyoth dans le Thalmud. U peut arriver qpi'un individu vende un immeuble qu'il n'a pas le droit de vendre ou qui est exposé à être saisi par son créancier; le propriétaire légitime ou le créancier peut donc l'enlever à l'acheteur. Dans ce cas, le vendeur devait rembourser l'acheteur, si la vente a eu lieu avec aKariyothy avec la garantie de remboursement ; mais il ne devait rien à l'acheteur, si la vente a eu lieu sans ah*cmyoth.

^yyn ykha/r, un homme qui cultive la terre d'un autre, pour être payé en argent, sans avoir de part dans les produits de cette terre.

KDTIDN akheraziha, proclamation. Les ventes judiciaires des terrains se publiaient à plusieurs reprises, afin que tous ceux qui avaient des réclamations à faire se présentassent pour les faire valoir, et qu'il y eût beaucoup d'acheteurs.

rUDM amanah [sclitar]^ un acte de confiance; exemple : un individu, pensant qu'il aura besoin plus tard d'emprunter de l'argent à quelqu'un, lui remet d'avance un acte de prêt, car il a confiance en lui qu'il n'en abuserait pas pour réclamer l'argent sans l'avoir nrôté.

448 TABLE ALFnABÉTHIQDB

Nni3K amora^ pluriel amorc^hn^ de amoVy dire^ expliquer. Ge mot désigne le» docteurs postérieurs à la rédaction de la Mischnah qu'ils expliquaient. Leurs sentences se transmettaient verbalement, tandis que celles des thana-ini [les prédécesseurs ou contemporains du rédacteur de la Mischnah] étaient écrites dans une mischnah ou une beraltha. C'est pourquoi, quand la Ghemara cite les sentences des amoraim, elle emploie le mot ithmar [la forme réciproque, appelée hithpaël^ du verbe amor]^ il s'est dit ou on a dit; quand elle cite celles des thanor-im, elle emploie le mot thanou, la traduction chaldéenne do schanou^ de schanah^ dans le sens enseigner dans une mischnah ou dans une beraltha [qui s'appelait aussi mischnah [l]< La Ghemara donne à la sentence des thanor-im le nom de mischnahf celle des amora-4m s'appelait memra [Ghitin, fol. 42 v*], parole, ou schmaatha [Ghitin-, fol. 41 r"], ce qu'on a entendu. On donnait aussi le nom à'amora à celui qui répétait au publiCy à haute voix, .ce qu'un autre docteur lui disait à voix basse [Ghitin, fol. 43 r*; Kidouschin, fol. 31 v% Berakholh, fol. 56, r»].

uns aris, un homme qui cultive le champ d'un autre pour avoir une part des produits de ce champ.

Tvnxi bagroiUhf de la forme verbale bakhor^ au paël bakher^ mûrir [khaf changé en ghimal], maturité, indique la deuxième majorité d'une fille, qui la rendiût mûre et com« plètement indépendante de son père. [Voy. ma traduction du traité fiofra ba4hra], Onjtrouve dans la Ghemara le verbe bagar, mûrir, vieillir, se rapportant à la voix; bagar kola, la voix de la femme a vieilli, elle parlait d'abord comme une jeune personne, puis le timbre a changé [Traité Baba Bathra, fol. 167]. On sait qu'un garçon arrivait à la majorité religieuse à l'âge de treize ans accomplis et une fille à l'âge de douze ans accomplis [À l'époque halmudique, l'âge ne suffisait pas : l'individu devait en outre présenter deux poils sur une partie quelconque du corps ; mais déjà à l'époque des Tbossephoth on ne cherchait plus les poUs, l'âge seul suffisait, voy. ma traduction de Baba Bathra et aussi Traité Nidah, fol. 52 v^. Thossephoth, article ad schethe-

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