INTRODUCTION, XXIX
goy^ nokheri ou akhoum désigne évidempaeut une certaine classe d'individus pervers et infâmes, mais non pas tous les païens.
Car on trouve de nombreux passages dans le Thalmud, où Ton voit que le? Juifs n^avaient aucune défiance envers les païens ea général. Pour en citer un entre mille. « La mischnah de Bar Kapara dit : a Si un Juif donne son vin en dépôt à un païen, il peut [en le reprenant] le boire » [v. traita Abodah zarah, fol. 31]. On avait confiance que. le païen n'en fera pas de libations à sa divinité, car le vin ne lui appartient pas.
Il en est de même du passage, où il est dit d'un akhoum lo maalin veh moridin^ on ne T élève pas et on ne l'abaisse pas; c'est une locution thalmudir que comme celle de la Bible : c< Tu ne lui parleras ni en bien, ni en mal » [Genèse XXXI, 24], ce qui veut dire qu'il est prudent de n'avoir aucune affaire avec ces individus pervers désignés ici par le. mot akhoum \i\.
Min. Le mot mm se trouve dans la Bible [G.e-
[i] La preuve que rexpression la maaUn vélo moHdin est une locution pour exprimer le sens que je viens de lui donner, c'est qu'on trouve aussi : « haroim behemahdakah oumegadld^a lo maalin vélo moridin », les bergers [juifs] des chèvres et des moutons [v. Thossephtha Baba metzia, 2» perek, Abodah zarah, fol. 26]. Les Juifs bergers étaient suspects de faire paître leurs animaux dans, les champs des autres. Il y avait cependant d'honnêtes gens parmi eux [v. synhedrin, fol, 25], et si un berger était dans une fosse, tout le monde était certainement obligé de Fen tirer pour 1$ sauver de la mort. Il serait absurde de dire qu'il ne faut pas sauver un Juif d'un danger de mort, par le seul motif qu'il pratique le métier de nos patriarches, Abraham, Isaao et Jacob, parce qu'il est berger.