INTRODUCTION. LXXIII
mage. Il est vrai qu'on aurait pu le supposer, et faire payer dans ce cas, le propriétaire, de sa poche, comme dans le cas où cet animal est entré cliez le plaignant pour manger chez lui; mais par le motif que je viens d*indîquer, on s'est tenu aux paroles de l'Ecriture, et on a décidé que dans le cas où un animal apprivoisé cause, malgré ses habitudes paisibles, un dommage par méchanceté, le propriétaire ne sera jamais condamné à donner quelque chose de sb, poche. Il paiera la moitié dû dommage migoupho^ du corps de l'animal, c'est-à-dire si l'animal vaut exactement ce qu'il faut payer, le propriétaire donnera l'animal [ou bien il pourra le garder, en donnant sa valeur]; si l'animal vaut plus, on le vendra pour en donner ce qu'il faut pour payer la moitié du dommage; enfin, s'il vaut, par exemple, un denar et si la moitié du dommage monte à dix denars, le propriétaire ne donnera que l'animal [ou bien il pourra le garder et donner un denar], et le plaignant perdra les neuf denars qu'il réclame.
La seconde restriction est celle qu'on rencontre dans tous les cas où la Bible ordonne une amende. Le Thaimud admet la règle générale, que l'aveu spontané du coupalîle, qu'il a fait devant le tribunal, avant que son méfait ait été constaté par des témoins, affranchit l'accusé de l'amende prescrite par la loi.
Tout cela se rapporte au cas où l'animal apprivoisé, appelé thamy înoffensif, a causé un dommage par méchanceté, mais où il n'a pas encore pris Vhabitude de le répéter souvent. Mais s'il en a pris Tha-
LXXnr PRINCIPES GÉNÉRAUX DU TRAITÉ BABA KAMA.
bitude^ s'il a répétié l'apte de flc^poh^i^cp^é trois fqi^, il psfj; considéré ppiftîne ^t;ant à Tétat de mquqd^ desT tinéejihabi|iiîé à fairj^dupaaljSjdonQspn prQpriétairiç a été diiment ayçfti deyaixt le t;ql)ç(pa|,q[UQ son ^nî-?
mer çoijime pij p-^iimal nuisit>le, ej; ^1 doi^ pf^yef 1^ dpnaigage ^/?V^ gug le m,m^d oGQ^^qnn^T^ par.^pite dg ^ori^aï^que 4?, s^ryeill^nçe ^ et s^ l>i^ifl[ial 4eyenu m^wg^. r^> pap fee^upR^p de y^lpp^ l^ prpp.riéiT ta^re paîer^ le clopamage dp sa poche.
Catégorie d?? dqmBaages caisses p^r lepuif^, C'est la Ipi poncernant pette catégorie qui a ptp Ip pla^ fQrtpn^pnt modifiée^ modification gui .est; dm éyidempaent à rinfluence de Tépoque, c'pstTà-djre 4pfi peupleg voisins qui acqi^ittaienii tQiypvirs, àm^> Çe^ pa^, ei\ disant que o'p^ait au plaigna^^^ de fftjye a^-j ^pntiftft pfiuy ïie p^s tPïï^i>ey ,
Çl^te Wfluçi^çe! fut ei^core prct^^a^ep^ent for-, tifxé^ P^j* cgttg pirpoast?tnç^ q\i'il ept, pn effet, ijpès-fqjp jle de se garai^tir contre un dQïpiflPge p(^n reil ; on n'a qu'à regarder devant soi, et ^§ pa^ imW^j^ p&t astrpnQDc^fj, qui regardait le pipi pqur e^ftWR^? ^^ft étoiles eit g^ laissait, tp.mbp? au Çond d'u;^ P^ît?. On a cependant mfl|.intenu ^a, dppi^içir^ bi|)licjue, q^ie si « ^n ^tpw/ ou ^p. #f tP^l?^ <i^.^s la g]iit^, pn paiera le dommagp >* [EJxodçi }ÇXî, âS], si h fcœvif ou i'ana e^t D^ort, mais on m fe^-a p^s payer pour le harnais de l'animal qui s'est brisé p^r sjft chutç, RabM J^dal^, 4u rps,te, n'f^dqxettaiti pas çettft rpstrictipn, et il voulait que celui qi]fi. a cre^sq le puits, paie aussi pour le harnais [v. p. 234]. Si un individu met une pierre dans une place accès-?
flib^e an pubJîe, et qu'un homme pu ui) aniiQ^ s'y heurte et reçaivq un dQinnia.ge, ce cas ept ftsflinailâ ai; qas ^'un domn^age causé par le pijitq, La loi thaliQudique ad^et pp^p le ça^ 4q fflpft de l'a^iiiiftl dans le puits unie autre yestriptiqn, qui était em-s pruntéfi au code c^iiftiîie^, On ne eondftp^Mit J'fits? sa^sin a mort que, ?i le ço^p pçrFté h Ift yiçtiçae 4e-» yait naturellement la fairp uxQurir ; mais 91 1q cpup était trpp léger pour la tu§f , quoique par un ba?? sard iniprévu 1§ victÎBtie fjit fflprte, l'a^peusé étaitf aQqui|,té. Il en egt de mênjLQ ^^n^ potre cas, $i le puits n'était pag jaggei? profond pgur tuer l'aniijtjal, quoique celui-ci fût piprt, l'aççusé u'f?tftili pa^ ppUr damué à payer ppurle dpijixQagç. On 9, fixé pour un bœuf la profpndeur 4^ iO f^pfiahin}^ mais oijt ng trouvQ rien de fixe pour les autreg ftijimatjx,
ÇOMPAHA^ISON PÎP C0N9AMNATIPN8 415 BAïBiqOT ïU«f CES QUATRE CATÉGORIES AVEC CELLES QU'ON PRONON- ÇAIT DANS d'autres CAS.
Si on compare les condamnations au paiement dans le? quatrçi catégories sus-mentionnéeg', avec les condamnations dans d'autres cas, on trouve, d'une part, une aggravation pouç les deruiprs cas, et,..d' autre part» pu trouve que l§p 4éfpp4fmfs ^eg premiers cas sont jugés plus sévèrement, P^n^ les pq,s qui appartieunent ^ ceg quatfe çfttégOT riep, où Vqn n'est cpndainné.que ppur avoir paaîi-T que de surveillance sur les pbjetsde sa propriété, on est acquitté, si ce sont les biens du trésor sacré qui out été endpmmagés [y. p. 2Q], tandis