LXXVI PRINCIPES GÉNÉRAUX DU TRAITÉ BABA KAMA
que si Ton emprunté au trésor sacré, il faut payer la dette, comme ii faut la payer à un homme privé. Il est à remarquer que le Thalmud ne trouve pas du tout,qu'une réclamation ait plus de valeur, si elle vient de la part du représentant du trésor sacré ; au contraire, même le vol du trésor sacré n'entraîné aucune punition légale, comme on le verra tout à l'heure. D'autre part, les cas de ces quatre catégories présentent une aggravation dans le paiement, qu'on ne trouve pas dans les autres cas. Le débiteur, s'il paie avec une partie de son terrain, peut donner une partie de moyenne qualité ; mais celui qui est condamné dans un cas de ces quatre catégories, s'il paie avec une partie de son terrain, est obligé de donner une partie de la meilleure qualité [v. p. 12], pour que le demandeur puisse facilement la vendre [v. p. il]. Le motif en est le respect pour la parole explicite de la Bible [Exode XXII, 4].
Principes généraux concernant le vol, le brigandage, les blessures, renfermés dans le traité Baba Kama.
' Les lois sur le vol, le brigandage et les blessures constituent dans les législations modernes une partie importante du code pénal ; mais si l'on veut donner ce nom à la partie de notre traité qui concerne ces lois, il faut convenir que ce code pénal thaîmudique se distingue par l'absence presque complète de toute peine.
Voyons d'abord le brigandage. La loi n'avait