‹ Législation civile du ThalmudChapitre 20 sur 63 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

distinguer le blanc d'œuf d'un autre liquide qui lui ressemble par l'aspect (v. traité Ghitin, fol. 57, recto). Les parties les plus essentielles dont se compose la science de la médecine sont, comme on sait, l'anatomie et la physiologie pour la connaissance de Tétat normal, la pathologie et le diagnostic, sans lequel il n'y a pas de traitement rationnel^ et qui seul donne à l'étiologie et à la seméiologîe toute leur importance. Nous allons donc exposer ce qu'il y a dans le Thalmud de ces parties essentielles de la science médicale.

Vanatomie^ tostéologie.

Vostéologie se trouve très-détaillée dans le traité Oholôth (v. p. 386-388), il n'y manque guère que les petits osselets des oreilles moyennes dont la mischnah ne parle pas, comme elle ne parle pas dans ce traité de la trachée qu'elle connaissait certainement, quoiqu'elle parle des cartilages des oreilles; car la trachée et les osselets se trouvent à Tintérieur (v. p. 318, 340, 389). On voit par la connaissance exacte des os du carpe, du tarse, des métacarpiens, des métatarsiens et même des petits osselets, appelés sésamoïdes, que les docteurs du Thalmud faisaient des dissections sur des cadavres humains^ et ils ne se contentaient pas, comme le célèbre Galien, des dissections des animaux. On sait que Galien, le célèbre médecin qui florissait au II** siècle, ne disséquaitjamais que certains animaux, croyant que ceux-ci sont exactement construits comme les hommes, et il a ainsi commis les grosses erreurs que Daremberg lui reproche dans son his-

Page 1