LA MÉDECINE DU THALMUD. X XX
toire des sciences médicales. Un jour on a trouvé un tas d'os humains, on a alors appelé Thodos le médecin et tous les autres médecins juifs, pour qu'ils examinent les os et qu'ils reconnaissent leur provenance (v. traité Nazir fol. 52).
On voit en outre dans notre ostéologie, que les docteurs du Thalmud no se contentaient pas de la ' dissection des personnes adultes, mais qu'ils disséquaient aussi (et même plus souvent encore) des fœtus avortés, puisqu'ils connaissaient les points d'ossification des phalanges, celui du fémur, les épiphyses du fémur, du tibia et du péroné^ et les points d'ossification de l'olécrâne, de la tête du radius, dé l'acromion et de l'apophyse coracoïde. Ils connaissaient donc non-seulement tous les os du corps humain, mais ils savaient aussi:comment:ces OS se développent. Enfin ils connaissaient [la structure des os, puisqu'ils connaissaient la moelle dés os longs (v. p. 317) et le tissu spongieux des os larges (v. p. 280), et qu'ils savaient que les dents et les ongles ne sont pas des os (v. p. 377).
La myologie.
Quand on voit la Bible et le Thalmud parlant trèssouvent du bassar^ la chair, et n'en indiquant presque jamais une partie quelconque comme formant à elle seule un organe entier, l'organe appelé muscle^ on pourrait croire que la myologie était complètement ignorée. Cependant, il faut se rappeler que le mot bassar peut indiquer l'animal entier et aussi une partie charnue qui constitue évidemment^ elle seule un organe entier; le membre viril est très-
XXXI l INTRODUCTION
souvent indiqué par ce mot. Il y a en outre un passage, où le Thalmud parle évidemment des muscles de Tabdomen, dont il connaissait bien la direction des fibres (v. p. 301). Rab Hisda dit : Tout animal qui présente les fibres transversales et longitudinales (des muscles en question) est pur (il est de ceux qui sont ruminants et qui ont le sabot divisé), à l'exception de Varoud (ibidem). Rab Hisda a donc étudié la direction des fibres des muscles abdominaux chez tous les animaux qu'il connaissait. Gomme il est impossible d'admettre* qu'il n'a étudié que ces muscles, ne pouvant pas savoir d'avance qu'il trouvera là un signe distinctif des animaux purs, il en résulte qu'il a fait la même étude pour les muscles du corps entier. Or,quand on examine la direction des fibres musculaires de tout le corps, on reconnaît nécessairement chaque muscle comme organe. Quant aux tendons, le Thalmud en parle très-souvent sous le nom de ghidin^ etc. ;
Vangiologie et la nécrologie.
Le Thalmud connaissait les veines que Kabbi Joudah appella vridin (v. plus haut), que d'autres appelaient miz?'akin(les grosses veines du cou) ou houtin (filets) ou honte hadam (filets renfermant du sang), etc. Sur les artères, les docteurs du Thalmud avaient évidemment les idées de tous les médecins qui ont vécu avant la découverte de la circulation faite par Harvey.Quant aux nerfs, ils en connaissaient un certain nombre qu'on trouvera mentionné dans ce volume (v. p. 255).
Enfin, les docteurs connaissaient les vis<;ères dont