LA MÉDECINE DU THALMUD. XXXIII
la plupart sont mentionnés dans ce volume. Ils connaissaient les développements successifs des mamelles selon rage de la femme (v. pp. 370-374), etc.
La physiologie.
Les docteurs du Thalmud n'ayant pas laissé de traité de physiologie ex professo qui soit arrivé jusqu'à nous, il faut se borner à ces notions physiologiques qu'on trouve éparses dans le Thalmud. Il y a une beraïtha (v- traité Berakhoth, fol. 61 recto) qui énumère les fonctions de divers organes, en attribuant, comme la Bible, Tintelligence au cœur et aux reins, la colère au foie, le rire à la rate ; en français on dit aussi jrire à se désopiler la rate; en russe, do nadsadi^ à attraper un tour de reins. Mais il est évident que cette beraïtha ne nous donne que les idées populaires que les docteurs n'admettaient nullement. Car les docteurs du Thalmud mettaient, comme nous, dans le cerveau le siège de Vintelliqenjce, ce que Rabbi, le rédacteur de la Mischnah, a très- clairement fait connaître (v. p. 233).
Rabba pensait que, d'après B.abbi Simon, Qls de Lakesch, aussitôt que le boucher en tuant l'animal coupe la trachée, les poumons meurent avant même que la mort générale arrive (traité Holin, fol. 32 verso). Rab Aha, fils de Jacob, dit que d'après cela les bené maayim (les intestins et l'estomac) meurent après que le boucher coupe l'œsophage (ibidem, fol. 33 reclo) (1).
(1) Raschi dit ici, article Miderisch Lakesch^ q\if^ l'expression bene maayim implique les poumons. Il pensait probablement que,