‹ Législation civile du ThalmudChapitre 23 sur 63 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

Les docteurs savaient que les mouvements des membres dépendent delà moelle épinière. Rabbîna dit que la paraplégie peut faire diagnostiquer la solution de continuité de la moelle épinière (v. p. 278).

11 est à remarquer que les docteurs savaient trèsbien, que les herbivores n'ont pas les mêmes dents que les carnivores. On lit dans une beraïtha que presque tout quadrupède qui n'a pas les dents (dès carnivores) est un ruminant et par conséquent pur (p. 301) « La ghemara objecte que le chameau n'a pas non plus ces dents, et il n'est pas pur* La ghemara donne une réponse à cette objection» Le fait est que le chameau peut faire exception quant à la pureté, mais la règle n'en est pas moins exacte^ puisque le chameau lui-même est un ruminant, et le signe distinctif donn^ par la beraïtha est toujours utile dans les endroits oii il n'y a pas de chameaux ou pour les personnes qui connaissent les chameaux.

Cela rappelle les paroles du célèbre Guvier qui disait, qu'à l'examen d'une mâchoire il pourrait reconnaître à quel genre d'animaux elle appartenait.

On trouve aussi d'autrespassages, où les docteurs du Thalmud ont étudié les rapports des organes avec leurs fonctions et les modifications organiques

quand le boucher a coupé la trachée et l'œsophage, il y a mort générale de Tanimal. Gecin'estpas exacte, il y a un intervalle entre le moment où ces deux organes sont coupés et celui de la mort générale : comme la beraïtha Ta dit, « il coupe un morcean après l'incision de la trachée et de l'œsophage, et il attend jusqu'à ce que l'animal meure > (ibidem). Les Thossephoth ont, du reste, prouvé ailleurs que l'expression bené maayim n'implique pas les oumons dans le langage des amoraïm (v; p. 281 et 282, note).

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