LA MÉDECINE DU THALMUD. XXXV
produites par des influences extérieures (v. pp. 172, 473 et 374).
Quanta la digestion, il paraît que d'après la mischnah, tant qu'on n'éprouve pas le besoin impérieux de prendre une nourriture, la digestion de ce qu'on a mangé n'est pas achevée (v. p. 389, où elle paraît admettre qu'un chien n'a besoin de manger que trois jours après son repas, et un poisson ou un oiseau vingt-quatre heures).
Rabbi Meyer dit que le lait d'une femme vient du sang, c'est pourquoi les nourrices n'ont pas de menstrues (v. p. 353). Cette idée était susceptible de conduire à la théorie, que tous les liquides du corps humain viennent du sang.
Le sang est le principe vivifiant, le sang est l'âme, dit la Bible. C'est pourquoi un os dénudé se nécrose, car il ne peut vivre que quand il est entouré de graisse ou de muscles qui sont les réservoirs du sang, ou d'après certains docteurs quand il a conservé sa moelle (ou son tissu spongieux) à l'intérieur qui renferme également du sang (v. pp. 280 et 317).
On savait que les muscles des membres coupes peuvent encore exécuter des mouvements pendant quelque temps (v. pp. 364 et 385).
On étudiait les prodromes des menstrues et la relation de celles-ci avec la fécondité de la femme (v. p. 378). On étudiait les diverses nuances de la couleur des menstrues, et on les comparait avec les colorations des diverses sortes de sang provenant d'autres sources. On connaissait certaines substances, au moyen desquelles on pouvait distinguer