‹ Législation civile du ThalmudChapitre 33 sur 63 · L INTRODUCTION · texte numérisé non relu

L INTRODUCTION

« Ces maladies sont attribuées à des flux ordinairea ment de pituite, quelquefois de bile, plus rarece ment de sang.... Les médecins de Cnide décrivent « sept maladies de la bile,., trois tétanos, quatre « ictères » (Ibidem, p. 121 et 122.) « Les Cnidiens « parlent en général des maladies comme en pour- (( raient parler les gens du monde; car, se. bornant à « décrire minutieusement chaque symptôme, ils font « une maladie de presque chacun de ces symptômes, « tandis qu'ils ignorent ce que le médecin doitcon- « naître en étudiant la maladie^ » (Ibidem, p. 112.) Ainsi Hippocrate lui-même et ses disciples, ainsi que les autres médecins de son époque, ne savaient pas du tout ce que c'est qu'une maladie. Que faisaient-ils donc toute leur vie? Ils étudiaient les flux (comme les médecins de Cnide) et les autres symptômes. En effet, l'étude des sympLômesest très-utile pour le pronostic et pour le traitement. Qu'une toux soitdueà une bronchite ou àlaphthisie pulmonaire, on peut toujours la calmer par le même remède, le même moyen arrête le vomissement, ti'importe de quelle maladie il est le symptôme, etc. Mais les docteursdù Thalmud, en s'occupantdes animaux, ne pouvaient pas se contenter de Tétude des symptômes. Ce n'est pas une école de vétérinaires qu'ils voulaient fonder. Le traitement des animaux n'avait donc pas d'importance. Le pronostic n'avait pas d'importance non plus, car si un animal malade n'a pas de maladie organique, quoiqu'il présente des signes évidents d'une mort prochaine, ce que le Thalmud appelle messoukheneth, il est permis de le tuer et d'en manger la viande (v. traité Holin, fol. 87,

LES païens selon LE THALMUD. LI

recto). Ce qui est défendu, c'est de manger la viande d'un animal affecté d'une maladie organique incurable et rapidement mortelle. C'étaient donc les maladies des viscères qu'il fallait étudier, comme le font les médecins de nos jours.

C'est ainsi que les médecins païens, qui n'avaient pas de tut religieux dans leurs études médicales, se sont tous égarés dans leurs recherches, et ils ne savaient jamais ce que c'était qu'une maladie ; et c'est le but religieux que poursuivaient les docteurs du Thalmud, qui les a conduits sur la véritable voie de la science*

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