‹ Législation civile du ThalmudChapitre 37 sur 63 · LE PROSÉLYTISME · texte numérisé non relu

LE PROSÉLYTISME

On a beaucoup parlé du prosélytisme juif. Les uns disaient que les juifs sont très zélés pour faire des prosélytes, témoin Jésus-Christ qui dit, que les Pharisiens couraient la terre et la mer pour faire un prosélyte (v. St. Matt. XXIIT, 15). D'autres disent, au contraire, que le Judaïsme n'admet pas du tout le prosélytisme . Le fait est que le prosélytisme est tellement naturel à rhomme, que tout croyant ne demande pas mieux que de convertir, si c'est possible, tout le monde à sa croyance, i^'importe que ce soit une croyance religieuse ou une théorie scientifique. Il est cependant vrai, que la loi rabbinique défend la violence et qu'elle n'admet que le prosélytisme par persuasion. Un enfant païen élevé dans le Judaïsme par la volonté de sa mère, peut en sortir quand il devient majeur, et retourner au paganisme (v. traité Khethouboth fol, 11, recto). On trouve dans ce volume le passage. « Si un païen dit qu'il veut se convertir au Judaïsme, on ne l'accepte pas tout de suite, mais on lui dit d'abord : Pourquoi veux-tu te convertir? Ne vois-tu pas notre nation abaissée, courbée et dans une position plus basse que celle de tous les peuples? Les Juifs ont à subir beaucoup de souffrances, et ils sont même exposés à la mort pour la pratique de leurs commandements, et ils ne peuvent pas se conduire publiquement selon les exigences de leur nationalité, cojooime le font

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les autres nations S'il accepte tout cela, on procède aux actes de la conversion (v. p. 217).

Mais ce qui est surtout remarquable, c'est la première leçon qu'on devait donner au prosélyte selon la loi rabbinique. Non seulement on ne commence pas par lui parler d'un père et d'un fils, puisque les Juifs n'ont qu'un Dieu unique, mais on ne commence pas même par le dogme : Il n y a pas d'autre dieu que Dieu et Moïse est son prophète, comme les Mahomètants disent : Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu et Mahomet est son prophète. On commence par lui communiquer « certains commandements, notamment ceux qui concernent la charité à faire aux pauvres» (v. p. 217). Plus tard il apprendra les noms de tous les prophètes et les commandements obligatoires, mais tout d'abord il faut lui apprendre qu'un juif doit avant tout pratiquer la charité. Le célèbre Hillel, qui florissait plus d'un demisiècle avant Jésus-Christ, dit à un prosélyte. Voici ce que c'est que le Judaïsme : iV^ fais pas aux autres ee que tu ne veux pas qu'on te fasse ^ tout le reste n'en est que le commentaire (v. p. 175).

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