LX INTRODUCTION
envers les coreligionnaires ainsi qu'envers les païens qui ont été, eux aussi, créés à Timage de Dieu (v. p. 155), enfin pour toutes les vertus dont on recommande Texercice avec une netteté et avec un bon sens incomparables.
Je me permettrais seulement d'attirer l'attention sur quelques nouvelles interprétations que j'ai adoptées dans le traité Aboth^ comme dans la sentence d'Abtalion qui parle de l'eau mauvaise (v. p. 144), dans celle de Rabbi qui recommande de penser à trois choses (v. p. 146), dans celle de rabbi Eliezer, fils de Hisma (v. p. 158), dans celle de Joudah, fils de Thema (v. p* 166), etc.
Voici un extrait des autres traités cités dans ce volume.
« Il est écrit : Ceux qui l'aiment (qui aiment Dieu), seront comme le soleil quand il sort dans sa force {Juges V, 31). Ce verset s'applique à ceux qui recevant des injures ne font d'injures à personne, qui ne répondent pas aux paroles blessantes, qui font toutes les actions pour l'amour de Dieu, et qui sont contents dans les souffrances » (v. p. 187).
« Il est écrit : Ainsi a dit Jehovah, le Rédempteur et le Saint d'Israël, à celui qui est méprisé, à la nation qui se laisse injurier, à celui qui est esclave de ceux qui dominent : Les rois le verront et se lèveront, et les princes se prosterneront devant lui (Isaïe XLIX, 7). Ce verset s'applique à ceux qui sont humbles à leurs propres yeux, qui ont vaincu leurs passions et qui ont dompté leurs désirs » (ibidem).
LA LÉGISLATION ET LA MORALE. LXl
« Il est écrit : Mes yeux sont sur les hommes fidèles du pays, pour qu'ils demeurent avec moi (Psaumes, CI, 6). Ce verset s'applique à ceux qui sont hommes de parole, auxquels on peut avoir confiance, qui ne divulguent pas les secrets qu'on leur conGe, qui rendent les dépôts qu'on leur remet, ainsi que les objets perdus qu'ils trouvent » (v. p. 187 et 188).
c< Il est écrit : Tu sauras que ta tente est en paix et prospère, tu visiteras ta demeure et rien ne to manquera, tu sauras que ta postérité est nombreuse et que tes descendants croissent comme de rherbe de la terre (Job V, 24 et 25) . Ces versets s'appliquent à celui qui aime sa femme comme soimême, qui Vhonore plus que soi-même, qui élève ses enfants dans le droit chemin, et qui les marie près de l'âge (de la puberté) avant qu'ils soient tentés de commettre un péché ))(v. p. 188).
« Il est écrit : Tu appelleras et Dieu te répondra (Isaïe LVIII, 9). Ce verset s'applique à celui qui aime ses voiôins, qui comble de prévenances ses parents, qui épouse la fille de sa sœur (ou une autre femme de sa famille) et qui prête de l'argent au pauvre quand celui-ci en a grandement besoin » (ibidem).
« 11 est écrit : Alors ta lumière éclora comme l'aube du jour (Isaïe LVIII, 8). Ce verset s'applique à ceux qui se conduisent avec justice, qui se repentent de leurs mauvaises actions, qui reçoivent les pécheurs repentants et s'occupent de leur instruc-
LXU INTRODUCTION
tion pour les empêcher de retourner à leurs péchés » (ibidem) (1).
« Il est écrit : Dites à l'homme juste qu'il sera heureux (Isaïe III, 10). Ce verset s'applique à ceux qui sont miséricordieux, qui donnent à mang'er aux affamés, qui vêtissent ceux qui n*ont pas de vêtements, et qui distribuent l'aumône » (ibidem, p. 188 et 189).
« Il est écrit : Tu prononceras une parole, et il (Dieu) la réalisera, et la lumière resplendira sur tes voies (Job XXII, 28). Ce verset s'applique à ceux qui sont pauvres, humbles, timides, doux pour la jeunesse, et qui tiennent leurs promesses » (ibidem, p. 189),
c( 11 est écrit : Dieu est bon, il est une forteresse au temps de détresse, et il connaît ceux qui espèrent en lui (Nahum I, 7). Ce verset s'applique à ceux qui courent après la bienfaisance, qui cherchent la paix, qui s'affligent des malheurs publics, et qui aident les autres quand ils sont dans la détresse » (ibidem).
« Tout ce que tu fais, tu dois le faire avec désintéressement. Fais toutes les bonnes actions avec empressement et avec plaisir. Accomplis les bonnes actions dans un but désintéressé; ne les considère pas comme une couronne pour satisfaire ton ambition, ni comme une bêche pour gagner ta vie » (v. p. 203).
« Supporte les injures (ne te venge pas), tâche
(1) L'idée des philantropes modernes, qui veulent moraliser les criminels ci fonder des écoles pénitentiaire», se trouve donc déjà dans le Thalmud.
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d'être aimé par tout le monde; sois modeste. Que tes paroles soient douces; sois facile pour un homme supérieur et doux envers les jeunes gen?. Eloignetoi de tout ce qui peut conduire au péché* Tremble d'une faute légère, car elle peut te conduire à un grand crime; cours après une bonne action, quelque peu importante qu'elle soit » (v. p. 204).
« Que Vkonneur de ton prochain te soit aussi cher que le tien. Ne dis pas : Je tâcherai d'être agréable à telle personne qui pourra me rendre un service ; ii faut que tout le monde te soit cher. Il vaut mieux avoir honte de ses actions devant sa conscience, que d'attendre le blâme des autres. Si tu veux que ton prochain t'aime, rends-lui des services; si tu veux être éloigné du péché, calcule-en les conséquences. Fais les bonnes actions avec plaisir; si tu as fait beaucoup de bien, il faut te comporter comme si tu en avais fait peu » (ibidem).
« Ne dis pas avec orgueil que tu as fait du bien, il faut que tu en remercies Dieu. Si d'autres t'ont fait peu de bien, sois reconnaissant comme s'ils en avaient fait beaucoup ; si tu as fait peu de mal, il faut te comporter comme si tu en avais fait beaucoup. Si on t'a fait beaucoup de mal, regarde-le comme peu de chose » (v. p. 205).
a Juge ton prochain avec bienveillance, ne cherche pas à lui attribuer de mauvaises intentions ; sois content de ce que tu possèdes ; ne porte pas de haine contre celui qui te réprimande ; ne sois pas envieux, ni mécontent. Si tu négliges une bonne action, tu en négligeras ensuite une autre. Si tu transgresses une loi volontairement, tu en trans-