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Moses a reçu la thorah sur le mont de Sinaï, et il Fa transmise à Josué; Josué Ta transmise aux anciens [Josué, XXIV, 31], les anciens aux prophètes, et ceux-ci T ont transmise aux hommes delà khneseth ha-gdolah^ grande assemblée. Ces hommes. ont dit trois choses : réfléchissez bien avant de rendre un jugement; cherchez à avoir des disciples el à en augmenter le nombre; faites une haie à la loi,
Simon le juste était un des derniers membres de cette grande assemblée ; il avait Thabitude de dire, que le monde est basé sur la thorah^ le culte religieux et la bienfaisance.
Antigonos, de Sokho, a reçu la tradition de Simon le juste. 11 avait l'habitude de dire : Ne soyez pas comme les serviteurs qui servent leur maître pour gage, mais remplissez vos devoirs avec amour, comme les serviteurs qui servent leur maître sans penser au gage, et vénérez Dieu [1].
[1] Le substantif mora^ comme le verbe yare^ signifient craindre et aussi révérer, respecter [v. 1, Rois, III, 28]; voir aussi dans le quatrième p^re de ce traité, où rabbi Ëlazar, fils de Schamoua, dit « que le respect pour ton collègue te sois cher comme le mora^ le respect pour ton maître. »
Jossé, fils de Joezer, de Tzredah, et Jossé, fils de Johanan, de Jérusalem, ont reçu la tradition des précédents. Jossé, fils de Joezer, dit: Que ta maison soit la maison habituelle 4© îé^njon pour les savants (de sorte, dit le commentaire, que si un savant demande à un autre : oii nous verrons-nous? l'autre réponde que cela sera chez toi) ; tâche de les suivre assidûment, et bois avec délices leurs paroles. Jossé, fils de Johanan, de Jérusalem, dit : Que ta maison soit largement ouverte aux passants ; que te« serviteurs soient de pauvres ouvrier» et non pas des e»^ olaves (car, dit le commentaire, nos sages blâmaient ceux qui achetaient des esclaves, et ils préféraient les ouvriers salariés (1) ; ne parle pas beaucoup avec les femmes.
Josué, fils de Prahiah, et Nithaï ha^-cirbeli, ont reçu la tradition des précédents. Josué, fils de Pj?a« hiab, dit: Procure-toi un rabbi; tâche d'avoir un coUègtue et un ami, et juge tout le monde ou faisant pencher la balance en sa faveur[ 2]. Nithaï ha-arbeli dit : Eloigne-toi d'un mauvais voisin ; ne t'associe pas au méchant, et ne tombe pas dans le désespoir par suite des malheurs [3].
Joudah, fils de Tabaï, et Bimon, fils de Schatah^ ont reçu la tradition des préoédejits. Joudah, fils
1] Le Thalmud ne veut pas qu'on achète des eatxlaves» "2] Gomparez les parole^ de l'Evangile ; «Ne jugez pas, pour que vous ne soyez pas jugés [St. Matthieu, VII, ij.
[3] Je m'écarte ici du commentaire. Le malheur était tellement identifié avec le péohé, que la mère de Satomon dit à David : «Nous serons, moi et mon fils Salomon, des péoheurs» t^* Bois,