‹ Législation civile du ThalmudChapitre 52 sur 63 · BOTH DE RABI NATHAN. ±1S · texte numérisé non relu

BOTH DE RABI NATHAN. ±1S

alors : Pourquoi les Africains (les habitants d'un certain pays d'Afrique) ont-ils les pieds larges? Hiilei répondit : C'est parce qu'ils demeurent dans des régions aqueuses et qu'ils marchent toujours (nu-pieds) dans de l'eau.

L'individu s'en alla, attendit un peu et revint (pour la troisième fois) frapper à la porte pour demander : Où est Hillel? où est Hillel? Hillel s'enveloppe (de nouveau convenablement) et sort, pour lui dire : Que veux-tu demander ? L'individu dit encore qu'il a une question importante à demander. Hillel lui dit : Parle, et il s'assit devant lui (pour Técouter attentivement et) pour lui dire de nouveau : Qu'est-ce que tu désires? L'individu (hors de lui) s'écria : Est-ce qu'un prince répond ainsi? (avec cette humilité et avec cette patience). 11 serait à souhaiter qu'il n'y eût pas beaucoup d'hommes comme toi en Israël. Mais Hillel réplique : Que Dieu nous garde (de ce souhait). Sois attentif à retenir ta passion. Qu'est-ce que tu désires? L'individu demanda alors : Pourquoi les Babyloniens ont-ils la tête longue ? Hillel répondit : Mon fils, tu as touché là une question très-importante. C'est qu'ils n'ont pas de sages-femmes habiles et qu'aussitôt que les enfants naissent ils les remettent entre les mains de leurs esclaves , tandis qu'ici on met l'enfant dans un berceau et on soigne sa tête.

L'individu (alors exaspéré) dit a Hillel : Tu m'as fait perdre quatre cents denars. Mais celui-ci répondit : Hillel est un homme à te faire perdre quatre cents denars et encore quatre cents denars^ et il ne se mettra pas en colère.

i7i 4S0TH BIS EABI NATHAM.

Un JQur un indiyidu 08 préseate devant Schamaï et lui demande: combien de thoroth avez-vous? — Nous en avons deux, une écrite et TautFe tradition-» neUe^ -^ J-aaeepte ia loi écrite, mais je ne crois pag à Tautre. Schamaï le fait sortir. Le môme individu 9e présente devant Hiliel et lui adresse la même question, et il en reçoit la même réponse. Mais quand il lui dit qu41 ne croyait pas à la tradition, Hîllel lui dit: assieds.- tûi, mon fils; puis il lui écrit les lettres alpha et belha. r-r Quor-ce que e'est que cette lettre ? n- C'est un alpha ; -r- non, c'est un b^tha; — * et pette lettre? rrr C'est un betha\ — r non, c'est un gamma; -r- Comment sais-tu que cette lettre est un alpha, et Tautreun èethal — C'est une tradition de nos maîtres.-!— Tu crois dpnc a la tradition, admets aussi la loi traditionnelle (1).

Un païen se présenta un jour deyant Schamat pour se convertir lau Judaïsme, à la condition d'éire nommé g^rand-rprêtre. Schamaï lui dit c Tu crois qmm nous n'avons pas d'autre ppêtre7et il le congédia. Is BObème païen se présente ensuite devant Hiliel, et il lui dit: Rabbi, je veux devenir juif pp)iF être n^mmé gn^idr-pritre. Hillei répond c assieds-toi, ja veux tp dira une chose. Celui qui veut se paettre a.^ service d'un roi chair et sang (expression rabbinique pour dire homme mortel), ne doit-il pas d'abord ap«>

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(i) C'est une réponse excellente. Comme nous avons bç^oiij d'un pfefasneur c^i nous apprend les lettres peu^ ^q nous paissions li^e Iç livre écfît, popeavon^ ^usaî besoju^ d'.uif b<;>fnq^ q^i4n|frprête le sens de TEcriture pour que nous puissions U comprendre. Aueun code ne peut se passer de tradition, ear &n «e peut pas toaf écrire. îipu^ ne poQxpre^çp^ a\i^ime loi de P^pifiqyit^, sji qq^s i^^ connaissons pas le peuple et les mœurs de la nation à qui elle a été donnée.

^OTH DE itA9I KATHAK. 175

prendra à bien connaître le service ? *-^ Oui. — A plus fafte raison quand tu yeux ta mettre au service du Roi des rois, le Sainte béni soit-il, tu dois eomr mencer par l'apprendre. -^ Fais aom me tu l'entends* Hillel se mit donc à lui enseigner d'abord Talphabelh, puis la lecture, eto. Arrivé au passage « Si un zw\ étranger au service, s'en approche, il sera tué » (Nombres, I, 51). Le prosélyte s'est dit alors: Voici donc les Israélites eux-mêmes, qui sont appelés fils de Dieu^ et auxquels Dieu a dit : « Vous me serez un royaume de prêtres et une nation sainte » (Exode, XIX, 6) et c'est à.eux qu'on défend sous peine de mort de faire les fonctions d'un prêtre devant l'autel, à plus forte raison sera-il défendu à un prosélyte de remplir ses fonctions. IHàutdonc chez Hillel et lui dit: que toutes les bénédictions viennent à toi ; ta modestie et ta patience m'ont rendu heureux dans ce monde-eî et me feront arriver au monde futur. Ce prosélyte avait deux fils, à l'un il donna le nem de Hillel et à Tautre celui de Samaliel (c'était le nom du fils de Hillel), et on appelait ces &U prosélytes de Hillet (4).

Babbi Ëliezer dit : Repens-toi de tes péchés

{\) Dans le traité Schabjjath le Thalmud raconte unp autre histoire : Un p9,ïep se présente devant Schamaï pour se faire Juif, à la condition d'apprendre le Judaïsme le temps de se tenir sur un seul pied. Schamaï le congédie. Il vient chez Hillel avec la môme prétention. Hillel répond qu'il peut facilement apprendre le Judaïsme entier, en se tenant sur un seul pied. Voici ce que c'est que le Judaïsme : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse, » Tout le reste n'en est que le commentaire qu'il faut apprendre. Hillel était chef de la nation au commencement du règne d'Hérode qui a gouverné 37 ans ; Jésus est né à la fin de ce règne, et à r&ge de 31 uns il a prêché cette idée aux disciples.

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