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ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL

En dehors des développements qu'a reçus la partie scientifique de l'enseignement secondaire, comme initiation aux professions industrielles, il existe dans les limites de l'instruction primaire des écoles libres professionnelles où les ouvriers peuvent puiser des notions spéciales qui leur sont d'une grande utilité dans l'exercice de leur profession. Ces établissements libres sur lesquels se porte tout particulièrement la sollicitude du gouvernement , soumettent chacun les élèves à des conditions particulières. Ce sont donc leurs prospectus qu'il faut consulter pour connaître ces conditions.- Dans quelques-unes de ces maisons on s'attache surtout à préparer les élèves

qui se destinent à entrer dans les écoles impériales d'arts et métiers.

Outre ces établissementsparticuliers, il existe des cours publics communaux et diverses écoles communales où les ouvriers peuvent acquérir des connaissances qui leur sont on ne peut plus utiles, sinon indispensables. Je citerai notamment les écoles de dessin dont les programmes comprennent Tenseignementdu dessin linéaire.

Dans certaines villes industrielles ces cours publics de dessin sont même plus particulièrement appropriés aux besoins des industries locales. C'est ainsi qu'à Sainl- Kerre-les-Calais on forme des dessinateurs pour les tulles ; à Lyon pour les étoffes de soie ; à Nîmes pour les tissus ; à Mulhouse pour les impressions sur étoffes et sur papiers ; à Saint-Etienne pour les rubans. A Paris, il existe une école impériale de dessin appliquée aux arts industriels dont l'origine remonte à 1766.

Plusieurs villes possèdent des écoles communales industrielles : l'école de la Martinière, établie à Lyon pour former des ouvriers tisseurs de soie, mérite d'être signalée. Fondée par le général Martin , elle est administrée par une commission du conseil municipal présidée par le maire. On y est reçu comme externe, après examen, entre 10 ans et 14 ans ; la durée des études est de deux années. Nimes a des cours communaux gratuits de teinture et une école pour la fabrication des étoffes. Dieppe a aussi une école communale de dentelles pour les filles. Un très grand nombre de villes ont des cours publics communaux pour l'enseignement des sciences appliquées à l'industrie. En m'occupant de l'apprentissage , je si-

gnalerai encore diverses éoeles destinées à renseignement professionnel.

Enfin il existe des établissements publics distribuant aux ouvriers des divers étals un enseignement professionnel spécial. Nous allons indiquer quels sont ces établisseraerits et les conditions à remplir pour y être admis. Dans plusieurs d'entre eux la pratique est jointe à la théorie. Toutefois c'est l'enseignement théorique qui domine. Nous consacrerons à l'enseignement pratique un chapitre spécial : ce sera le chapitre relatif à l'apprentissage.

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