XXIX
Cette concordance, a été observée autant que possible re* Jativemenl à la législation qui régit la propriété foncière, Butant qu'à celle par laquelle sont réglées les obligations commerciales et maritimes. Pour ce qui concerne le Code de propriété foncière, nous avons dû nous occuper de la concordance de son texte, à établir tant avec les diverses dispositions du même Code, qu'avec les dispositions ultérieures
qui le complètent, à savoir: lois, règlements, ordres véziriels.
Relativement au Code Commercial et au Code Maritime, pour lesquels cette concordance devenait indispensable, elle a été aussi soigneusement établie à la fin de chaque article respectif.
C]. Renvoi aux lois nouvelles, qui complètent, modifient ou abrogent certaines dispositions d'une loi ou d'un règlement.
Aussi bien ce travail est-il de la première nécessité pour le code de propriété foncière, si Ton considère qu'un grand nombre de lois nouvelles et spéciales ont réglé des questions importantes concernant la propriété foncière ou ont modifié les anciennes dispositions.
Il sufRt de mentionner la loi relative à l'exlention du droit
de succession;— les lois concernant la vente forcée des biens
immeubles;~les hypothèques etç; —pour se convaincre de
la nécessité qui prescrivait impérieusement un pareil renvoi.
D]. Indications des sources du Code de Commerce et du Code de Commerce Maritime.
SiTindicaiion des sources du premier de ces codes ne présente aucune difficulté puisqu'il est une simple traduction du Code de Commerce français, il n'en est pas de même du Code de Commerce Maritime. — Ce dernier, bien qu'il soit dans sa majeure partie rédigé d'après son homonyme français, contient néanmoins un grand nombre de disposition» empruntées à d'autres et à de nouvelles législations, par exemble au Code de Commerce des Etats Sardes, au Code de Commerce des Pays-Bas Néerlandais, Il était nécessaire d' en indiquer les sources, du moment qu'il n'est présenté aucun exposé des motifs de rédaction de ce code.
Yoilà quelles sont les annotations quil nous a été permis d'ajouter au texte, pourfacililer l'étude d'une législation, qui n'avait été jusqu'à présent Tobjet d*aucun travail scienlifîque» d'une législation, dont nulle collection, officielle ou privée» n'avait été encore dotée de renvois, concordances, etc.
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La préface qui précède, ainsi que la classification et V annotation de l ouvrage, sont dues à la plume savante du docteur en droit N. Pétrakides, jurisconsulte éminent, qu'une mort cruelle vient d'arracher au barreau de notre capitale qu'il honorait par son talent et par ses vertus.
Mort à la fleur de lâge, il laisse les regrets lès plus profonds à tous ceux qui ont connu les nobles qualités de son dme^ Vélevation de son esprit, la profondeur de son jugement et sa vaste et solide instruction. La courte carrière de sa vie a été marquée par un travail assidu à la défense desintéressée des droits des particuliers et à V étude théorique de la science du droit qu*il possédait à fond. Attaqué dans les premiers pas de sa vie scientifique d'une phtysie pulmonaire, il voyait ses forces s'épuiser de jour en jour, mais il ne recu^ lait devant aucun sacrifice pour se rendre utile à la société et à la science.
Son zèle pour les études augmentait à mesure que ses forces physiques l'abandonnaient. On aurait dit qu'il ne voulait pas franchir le seuil de la vie avant de rendre à la société et à la science tout ce qu'elles attendaient de lui. Vains effort si il meurt laissant inachevés tant d ouvrages sérieux et même privé de la faible consolation de voir ce Recueil quHl a très spontanément enrichi des notes signalées dans les derniers alinéas de sa préface, et dont les derniers mots ont été tracés sur le lit de son agonie.
Nous croyons faire acte de reconnaissance et rendre justice à la mémoire regrettable de notre ami en ajoutant son nom à une œuvre dont l'importance a été redoublée par ses soins méritoires sous tous les rapports.
L'Éditeur»
PREMIEBE PARTIE.
DROIT PRIVK