‹ Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison;Chapitre 111 sur 164 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

enchiniir, sans connaître on mol de ce que savait Bossuetsur la politique, et Sully sur L'administration.

Quoi qu'il en soit, les ministres de la société politique ne

doivent pas laisser à d'autres la supériorité des connaissances nécessaires à la société, qui peuvent donner de la considération à leurs personnes, et une direction plus juste et plus certaine à leur action. La noblesse, en France, ue s'était pas, même sous ce rapport, trop écartée de sa destination. Les discussions éloquentes et Lumineuses qui ont lieu aux Etats généraux, dans cette assemblée, la première du monde pour les talents, et à jamais fameuse par L'usage qu'elle en tait, ont prouve qu'il y avait dans la noblesse, malgré le progrès des fausses doctrines, une instruction politique aussi étendue (pie solide. Mais cette instruction n'était pas assez généralement répandue, parce que, depuis l'abolition de l'ordre des Jésuites, il n'y avait plus en France d'établissement national d'éducation, et que tous ces collèges dispersés ça et là, sans uniformité de régime, d'enseignement, quelquefois môme de principes, ne formaient pas une institution publique. Partout la religion présidait à l'éducation. Les gouvernements, en laissant périr la religion, ont succédé à ses charges; succession onéreuse, et dont ils ne rempliront jamais sans elle toutes les conditions.

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