‹ Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison;Chapitre 14 sur 164 · LIVRE I . CH Y1>1! ni: iv · texte numérisé non relu

LIVRE I . CH Y1>1! ni: iv

Mais par cela seul que les hommes s'entendaient en parlant de Dieu, ils avaient tous uni' même idée de Dieu, et de ce qu'était Dieu à leur égard. En effet, comme l'homme n'a de connaissance des ètréS que par ses pensées, il s'ensuit que l'homme voit ses pensées, et par conséquent se voil lui-même dans tous les êtres. Ainsi l'homme conçut avec facilite la pensée d'une volonté qui a produit la généralité des êtres, et du pouvoir qui les conserve, comme il concevait en lui-même la pensée de sa propre volonté qui reproduit les êtres particuliers, el de son pouvoir particulier sur les êtres subordonnés. Là aurait dû s'arrêter la raison, et Dieu était connu de

L'homme (c).

Mais l'imagination voulutaller plus loin. L'homme avait l'idée clai e ri di itincte de la volonté de Dieu; il voulut se faire l'image de Y action de Dieu dans la production des créatures, et comme il voyait ses propres organes être l'instrument de son action particulière, il attribua des organes à la Divinité, pour expliquer son action, et il s'en iil des images taillées. En lui attribuant ses sens, il lui attribua ses sexes, ses passions, ses faiblesses; de là les absurdités de l'idolâtrie, et les abominations de son culte, qui commença par faire un homme de Dieu, et cjui huit par faire ses dieux des hommes.

ML

La connaissance de la Divinité donnée aux peuples en état natif ou naissant, conservée élu-/ les peuples en état naturel OU perfectionné, s'altéra donc chez les peuples en et it corrompu,

et les Grecs, peuples dégénéré et cause première de la de ration des peuples, peuple mauvais, accuse par toute l'antiquité d'avoir altère les traditions primitives, parce qu'am< ureiix de fables et d'allégories, il mit la vérité en vaines images, les tir» es défigurèrenl l'idée de la Divinité, au point que leurs sages, ne la reconnaissant plus, préférèrent d'en nier l'existence.

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