‹ Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison;Chapitre 68 sur 164 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Charnel, comme le règne du Messie l'était par les Juifs, a produit l'erreur des millénaires, qui attendent un règne de Christ visible, et en personne, pendant mille ans. Cette opinion, inconnue à toute l'antiquité, dit Bossuet, B'est répandue en Angleterre au temps de

sa révolution, el elle n'a pas été étrangère à la nuire, par la raison que les extrêmes malheurs ramènent sinon tous les hommes,

du moins toutes les sociétés à l'idée de la Divinité, el sans doute aussi parce que les révolutions hâtent les progrès de la vérité et le retour de la société à l'ordre le plus naturel des lois, et que les lois de Jésus-Christ sont ce qu'il y a de plus naturel ou de plus parfait. C'est dans ce sens qu'il a été dit: Oportethœrt il n'y a pas de vérité exprimée plus à découvert dans l'Évangile, que la royauté de Jésus-Christ sur la société même politique. Le passage, mon royaume n'est pas de ce monde, par lequel on a voulu lui en contester, pour ainsi dire, l'exercice, ne peut et ne doit s'entendre que du monde idolâtre et corrompu au milieu duquel il parlait, et qui avaitpour roi le prince des ténèbres. Et quand Jésus-Christ dit à ses Apôtres : « Allez par tout le monde, ensei- » gnez, etc., » que fait-il autre chose qu'une fonction éminente de son pouvoir sur ce monde? Mais dans des siècles peu éclairés, on a cru que cette domination de Jésus-Christ devait être exercée par Ministres, dans l'ordre temporel, et de là leurs querelles avec l'autorité politique. Cette domination n'appartient qu'aux lois du christianisme , qui doivent régler toutes les autres lois et affermir tous les autres pouvoirs. Il n'est pas besoin d'avertir que les lois religieuses sont différentes des lois ecclésiastiques : la loi de l'indissolubilité du lien conjugal est une loi religieuse , le pouvoir politique doit la maintenir; la loi du jeûne est une loi ecclésiastique, le pouvoir politique ne peut la porter.

// Quelquefois le sacerdoce était uni même à la maternité, sans doute a la mort du père : de la les prêtresses de l'antiquité, et l'opinion des peuples naissants, qui attribuent aux femmes quelque m- de divin et de prophétique. Inesse fesminis sanetum aliquid et providum pulanf, dit Tacite en parlant des Germains.

i.es Romains avaient dans le collège des prêtres le mi dit <nni~ /ires, pour offrir un sacrifice national.

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