‹ Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison;Chapitre 96 sur 164 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

parce qu'il n'avait que six cent» gentilshommes autour de lui, el que Sully en avait huit cents. Lois de la fronde, on les vit offrir leurs services au prince de Coude, au parlement, à Mazarin, même au coadjuteur. Ces dévouements étaient publics et connus même sous Louis XIV, et l'on en trouve un exemple remarquable dans le journal de son règne , que le P. Daniel a insère a la suite de son histoire, « M. le prince , dit le journal, » ayant tait demander justice au roi par M. Le Tellier contre le » comte de Coligny, qu'il accusait de dire partout qu'il tuerai! » M. le prince, le roi repondit qu'avant de prendre un parti, il » fallait entendre ce que Coligny avait à dire pour se justifier ; » qu'il avait appris que Golignv disait partout que II. le prince » ne le haïssait après \\ .voir tant aimé, et avoir dit tant de bien » de lui , que parce qu*il s'était attaché uniquement au service » du roi; et (pie si ce propos avait quelque fondement, il (le roi) croirait déshonoré, s'il abandonnait Coligny a la colère de » M. le prince. » La noblesse aujourd'hui ne servait plus que l'État , et si une fois , alarmée des dangers que courait la personne royale, elle a manqué, pour sauver le roi, à la loi fondamentale de la constitution, qui lui ordonnait de rester distinguée, ou plutôt distincte des deux autres ordres, en se rappelant les temps et les lieux, qui oserait lui en faire un crime ?

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