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Le but de ces exhortations intéressées saute aux yeux : les révolutions, et surtout le socialisme et le communisme , servent d’épouvantail pour ramener les peuples et les rois aux pieds du souverain pontife. Les ultramontains exploitent admirablement ce thème. Quelestle principedes révolutions? disent-ils. Pourquoi sont-elles fatales, inévitables dans notre ordre social? C’est que ce prétendu ordre n’est que désordre : il n’y a pas dé jugé suprême du juste. Dans le système de l’unité catholique, ce juge existe, c’est le pape; depuis que les princes et les nations ont secoué son autorité, il ne reste plus que la force pour décider leurs différends. La société se trouve-t-elle bien de ce progrès? qu’en disent les rois? qu’en disent tous ceux qui ont quelque chose à perdre? Vous avez le choix, leur crie M&r Gaume : « Ou la souveraineté du pape, ou la souveraineté du peuple. Ou l’excommunication, ou l’échafaud. Ou les canons du Vatican, pu les canons des barricades ». Les ultramontains spéculent sur la lâcheté d’un siècle matérialiste, et cette lâcheté leur donne du cœur : plus ils voient les hommes trembler, plus ils deviennent audacieux : ils ne se donnent plus la peine de- couvrir leur doctrine de voiles et de prétextes , ils l’énoncent tout crûment. M«r Gaume célèbre la bulle d<^ Boni face VIII qui proclame la dépendance du pouvoir temporel, et en fait un article de foi; il condamne la résistance des États-Généraux sous Philippe-le-Bel , il ose la qualifier (Y insensée, et quel était leur crime? Ils soutenaient que le roi était indépendant quant au temporel W.