Erd., 388b
7. Gerh., Math., III, 363 (L. à Joli. Bernoulli, 29 janv. 1697); Ibid., 377 L. au même, 5 mars 1697); — Erd., 389a [N. Essais); — Gêrh., Math.,
l'art d'inventer.
époque, les Jurisconsultes passent au second plan ; pour lui, ce sont les mathématiciens qui ont trouvé la vraie méthode, celle d'ailleurs à laquelle il s'essayait avant de les connaître : le succès de leurs efforts en fournit une preuve éclatante.
Le voilà donc à marcher sur leurs traces. En 1676, Leibniz, sur la proposition du duc de Roannez, écrit un mémoire sur le calcul des Partis1. Vers l'année 1678, il étudie le jeu du Quinquénove, celui du Solitaire « qu'il imagine de pratiquer à l'envers », celui de l'Hombre et les « Loix de la Bassette » 2. C'est aussi durant cette même année qu'il compose son mémoire sur Y Estimation de l'incertain, où l'enchaînement des idées et la précision du langage rappellent la manière de Pascal3. En 1680, Leibniz écrit sur une note d'hôtel le plan d'une nouvelle « combinatoire » où la théorie des jeux est encore recommandée à côté de celle des rentes viagères4, et qui n'a pas été réalisé. Il faut sans nul doute rapporter à la même époque ce qu'il nous a laissé sous le titre De reditibus ad vitamh, étude qui se borne peut-être à reproduire un calcul de Hudde0. Un peu plus tard, vers 1682, Leibniz rédige son Essai/ de quelques raisonnements nouveaux sur la vie humaine et sur le nombre des hommes1. Ce qu'il est bon de noter à propos de cet opuscule, c'est que l'auteur y suit encore la méthode à priori, si profondément conforme à sa manière habituelle de penser. Pour calculer la longueur moyenne de la vie
III, 71 [L. à Jac. Bernoulli, avril 1703); Ibid., Phil., III, 667-669 (L. à Rcmond de Montmort, 17 janv. 1716); Cf. Cout., Op., 561.
1. Cout., Op., 575. — A la page suivante, se trouve la mention d'un autre problème, proposé aussi à Leibniz par le duc de Roannez et qui concerne la longévité de la vie.
2. Cout., Op., 568-569 : on trouvera, dans ce passage, des détails intéressants sur la nature des jeux dont il est question ici.
3. Ibid., 569-571 : il s'agit ici d'un fragment du De incerti estimatione, daté de sept. 1678.
4. Cout., Op., 561-563. On trouve un autre plan De arte combinatoria scribenda à la page 560 du même ouvrage; la date n'en est pas donnée.